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Corruption

L’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo mis en examen en France pour corruption et blanchiment


International
  • L’ancien directeur de cabinet présidentiel d’Ali Bongo, Maixent Accrombessi © 2017 D.R./Info241
Publié le 24 décembre 2017 à 09h05min

Alors que la justice gabonaise continue de fermer les yeux sur les crimes financiers du régime d’Ali Bongo, la justice française continue elle de mettre à nu les détournements de fonds et autres dilapidations des derniers gabonais qui ont transité sur et au départ de son territoire. Poursuivi depuis de longs mois, c’est l’ancien directeur de cabinet présidentiel d’Ali Bongo qui vient d’être mis en examen en France pour « corruption passive d’agent public étranger », « blanchiment en bande organisée de corruption passive » et « faux et usage de faux ».

Selon plusieurs médias français, l’ancien directeur de cabinet du président gabonais, Maixent Accrombessi, a été mis en examen à Paris le 17 novembre dernier pour « corruption passive d’agent public étranger », « blanchiment en bande organisée de corruption passive », « faux et usage de faux ». Des chefs d’accusation inconnus du jargon de la justice gabonaise, inféodée au régime politico-judiciaire que dirige depuis 50 ans la famille Bongo, protégeant au passage les incartades financières et criminelles de ses serviteurs invétérés.

En effet, la justice française soupçonne Maixent Accrombessi d’avoir perçu de l’argent en échange de l’attribution, fin 2005, par le Gabon, d’un marché public de 7 millions d’euros (4,6 milliards de francs CFA) au groupe Marck, une entreprise française spécialisée dans la fabrication d’uniformes militaires.

Les policiers de l’Office central anti-corruption (OCLCIFF) s’interrogent sur différents virements, l’un d’environ 300 000 euros (197,2 millions de francs CFA) et six autres d’un montant total avoisinant les 2 millions d’euros (1,3 milliards de francs CFA), tous émis par le groupe Marck sur des comptes appartenant à des sociétés gérées par Maixent Accrombessi ou des proches, dont l’homme d’affaires Seydou Kane.

Ce dernier a été mis en examen le 20 novembre 2015 pour corruption active et passive d’agent public étranger, abus de biens sociaux, blanchiment en bande organisée, recel, faux et usage de faux.

Le président du groupe Marck, Philippe Belin, a aussi été mis en examen dans ce dossier, dans le cadre des investigations sur l’homme d’affaires corse Michel Tomi, concernant des contrats passés entre la France et certains pays africains comme le Mali.

D’origine béninoise et naturalisé gabonais, Maixent Accrombessi, 52 ans, a occupé le poste de directeur de cabinet jusqu’à son départ, durant l’été 2016, pour raisons de santé. Il a été remplacé par l’ancien gouverneur de la province de l’Ogooué-Maritime, Martin Bounguikouma qui à son tour à cédé sa place en septembre dernier à Brice Laccruche Alihanga.


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