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Crise post-électorale

Dialogue politique d’Ali Bongo : mise en place du comité ad-hoc d’organisation


Politique
  • Dialogue politique d’Ali Bongo : mise en place du comité ad-hoc d’organisation © 2017 D.R./Info241
Publié le 16 février 2017 à 06h30min

Plusieurs responsables de partis politiques gabonais favorables au dialogue politique d’Ali Bongo, se sont retrouvés hier autour du Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet à Libreville pour la mise en place du comité ad-hoc, chargé de préparer ledit dialogue. Jusqu’au 20 février, ces acteurs définiront la forme, la durée et le contenu de ce forum politique conçu pour assainir le climat politique et social plombé par la réélection controversée d’Ali Bongo.

L’on s’achemine assurément vers le dialogue politique inclusif avec la mise en place du comité ad-hoc qui lui, fixera au plus tard ce 20 février, la date de ce forum politique voulu par Ali Bongo après sa réélection controversée du 27 août dernier. Ce comité constitué de 40 membres a à sa tête le Premier ministre et sera constitué paritairement de 20 membres de l’opposition et de 20 autres de la majorité.

L’ouverture des travaux, hier à Libreville

A l’ouverture des travaux, Emmanuel Issoze Ngondet a déclaré « Au sortir des consultations avec les différents groupements politiques du pays, le gouvernement a fait des efforts notables pour décrisper le climat politique, en apportant des réponses adéquates aux préalables posés par les partis de l’opposition ». Cela comprend la libération des prisonniers politiques, incarcérés suite aux violences post-électorales, l’indemnisation des victimes et la prise en compte des revendications syndicales des partenaires sociaux.

S’agissant du premier point, le Premier ministre a relevé que, sur les plus de 800 prisonniers il n’en reste que deux, dont la procédure de libération est en cours. De plus, le gouvernement a mis en place une commission ad-hoc sur les violences post-électorales, afin d’étudier la question relative à l’indemnisation des victimes. Au sujet de la crise sociale, Emmanuel Issoze Ngondet a soutenu que des consultations sectorielles se poursuivent dans les départements ministériels dans lesquels des mouvements de grève sont observés. Toutes ces actions, a-t-il martelé, marquent la détermination du gouvernement à assainir le climat politique et social.

Quelques officiels présents

Abordant les thèmes retenus au sortir de ses consultations avec la classe politique, le Premier ministre a évoqué plusieurs sujets qui devraient constituer le socle sur lequel les débats vont porter. Il s’agit de la réforme du système électoral, du fonctionnement des partis politiques, de la limitation du nombre de mandat présidentiel et des réformes institutionnelles de fond, pour ne citer que celles-là. Sur toutes ces questions, a insisté le Premier ministre, les responsables des partis auront à délibérer et à fixer le mode opératoire du dialogue politique à venir.

Jean Ping et ses partisans qui contestent toujours la victoire d’Ali Bongo ont indiqué qu’ils ne participeront pas à ces assises qui ne reviendront visiblement pas sur l’issue de la présidentielle fortement remis en cause par la résolution de l’Union européenne qui a dernièrement émis de forts doutes sur la légitimité d’Ali Bongo. L’on connaîtra finalement ce lundi, le lieu, la forme et le contenu de ce forum politique censé reformer en fond le système institutionnel gabonais pour des futures échéances électorales crédibles et apaisées.


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