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1 personne sur 3 est emprisonnée sans procès dans le monde, relève une étude de l’ONUDC

1 personne sur 3 est emprisonnée sans procès dans le monde, relève une étude de l’ONUDC
1 personne sur 3 est emprisonnée sans procès dans le monde, relève une étude de l’ONUDC © 2021 D.R./Info241

Un prisonnier sur trois dans le monde est détenu sans procès, ce qui signifie qu’il n’a pas été reconnu coupable par une cour de justice, indiquent vendredi des données publiées par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). L’étude, publiée à la veille de la Journée internationale Nelson Mandela, le 18 juillet, examine les tendances à long terme de l’emprisonnement.

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Elle montre qu’au cours des deux dernières décennies, entre 2000 et 2019, le nombre de prisonniers dans le monde a augmenté de plus de 25%, avec une croissance de la population mondiale de 21% au cours de la même période. 11,7 millions de personnes étaient incarcérées à la fin de 2019. Il s’agit d’une population comparable en taille à des nations entières comme la Bolivie, le Burundi, la Belgique ou la Tunisie.

Le nombre de femmes en prison a augmenté

Le rapport indique que fin 2019, environ 152 prisonniers pour 100.000 habitants étaient comptabilisés. Alors que l’Amérique du Nord, l’Afrique subsaharienne et l’Europe de l’Est ont connu une baisse à long terme des taux d’emprisonnement allant jusqu’à 27%, d’autres régions et pays, comme l’Amérique latine et l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ont connu une croissance au cours des deux dernières décennies allant jusqu’à 68%.

La plupart des personnes détenues en prison dans le monde, soit 93%, sont des hommes. Toutefois, au cours des deux dernières décennies, le nombre de femmes en prison a augmenté plus rapidement, avec une hausse de 33% contre 25% pour les hommes.

En tant que détenteur de l’ensemble des règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus - les règles dites Nelson Mandela - l’ONUDC a également examiné les données relatives à la surpopulation carcérale. Si les taux varient considérablement d’une région à l’autre, dans près de la moitié des pays pour lesquels des données sont disponibles, les systèmes pénitentiaires fonctionnent à plus de 100% de leur capacité prévue.

Surpopulation carcérale pendant la pandémie de Covid-19

Le dossier indique aussi que la pandémie de la Covid-19 a mis en évidence la question de la surpopulation carcérale. Selon une analyse mondiale de sources gouvernementales et de sources ouvertes, en mai 2021, près de 550.000 prisonniers dans 122 pays ont été infectés par la Covid-19, avec près de 4.000 décès dans les prisons de 47 pays.

En réponse à la pandémie, certaines prisons ont limité les loisirs, les possibilités de travail et les droits de visite, autant de composantes essentielles des programmes de réhabilitation. Les mesures de prévention sont souvent difficiles à mettre en œuvre dans les prisons, surtout lorsqu’elles sont surpeuplées. Certains pays ont entre-temps choisi de libérer, au moins temporairement, un grand nombre de personnes en détention, en particulier les prévenus et les personnes condamnées pour des infractions non violentes.

Depuis mars 2020, au moins 700.000 personnes dans le monde - soit environ 6% de la population carcérale mondiale estimée - ont été autorisées ou considérées comme éligibles à la libération grâce aux mécanismes de libération d’urgence adoptés par 119 États membres. Le dossier indique des mesures pouvant contribuer à réduire le recours excessif à la détention provisoire et à l’emprisonnement, et à atténuer les conséquences négatives de la surpopulation carcérale.

Par exemple, veiller à ce qu’un large éventail d’alternatives à l’emprisonnement soit disponible et durable en droit, en politique et en pratique à chaque étape de la procédure pénale ou encore s’attaquer aux goulets d’étranglement procéduraux dans les systèmes de justice pénale, en améliorant la gestion des dossiers et la capacité des services de poursuite et des services de police.

En outre, le rapport indique que des mesures peuvent être prises pour contrer l’augmentation relative de la population carcérale féminine, comme par exemple, l’élaboration et la mise en œuvre d’options sexospécifiques de déjudiciarisation et de mesures non privatives de liberté à chaque étape du processus de justice pénale.

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