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Crise politique

Tentative de coup d’Etat au Gabon : toujours pas d’images d’arrestations ni d’Ali Bongo


Politique
  • Des jeunes sortis hier à Libreville pour répondre à l’appel des militaires © 2019 D.R./Info241
Publié le 8 janvier 2019 à 07h36min

Le Gabon retient son souffle depuis hier matin, après l’appel d’un groupe de l’armée appelant à « restaurer » la dignité du pays. Le gouvernement gabonais qui dit avoir la situation sous contrôle depuis hier, n’a toujours pas montré les images de l’arrestation de ces militaires présentés comme des « mutins ». Tout comme, les réseaux sociaux et internet demeurent toujours coupés depuis hier à 8h. Aucune réaction également d’Ali Bongo aux événements en cours dans son pays.

Le Gabon a vécu hier une situation inédite de son histoire. Des agents de la garde républicaine, l’armée d’élite du pouvoir gabonais, ont pris d’assaut la radio nationale écœurés par « l’instrumentalisation » et la « chosification » faite par les tenants du régime autour de la maladie d’Ali Bongo. Dans son mini-discours prononcé le 31 décembre dernier, on y avait en effet vu un président lire avec grandes difficultés son discours à la nation qui ne comporta aucune annonce.

Le coup d’Etat militaire qui aurait débuté à 4h du matin ce 7 janvier, aura été soldé à 8h par l’assaut donné par le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) qui aurait, toujours selon le gouvernement, tué deux des assaillants : un gendarme et un militaire. Sept autres personnes auraient été également arrêtées dont le lieutenant Kelly Ondo Obiang, le chef de ce groupe de militaires qui avait appelé à la « transition démocratique » que refuse toujours de prononcer les institutions gabonaises.

Si on en croit les autorités, le coup d’Etat avorté aurait été maîtrisé depuis hier entre 8h et 9h du matin. La situation étant sous contrôle, aucune image ni de l’arrestation ni des « mutins » n’a fuité dans les médias officiels pour rassurer les populations. Tout comme les gabonais restent coupés du reste du monde par cette coupure d’internet qui aurait été mise en place par les autorités pour éviter tout effet de contagion dans la population.

De quoi rester bien perplexe sur la communication gouvernementale et sur cet épisode militaire malheureux qui est témoin de la frustration générée par le dernier discours convalescent d’Ali Bongo. Un Ali Bongo malade présenté comme aux manettes, qui n’a du reste pas daigner commenter ce coup d’Etat alors que la communication présidentielle le dit aux commandes du pays.


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