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Energie

SEEG : le Gabon rompt son contrat avec le géant français de l’eau et de l’énergie


Economie
  • SEEG : le Gabon rompt son contrat avec le géant français de l’eau et de l’énergie © 2018 D.R./Info241
Publié le 17 février 2018 à 10h17min

C’est ce qu’indique un communiqué du ministère gabonais de l’Eau et de l’Energie. Après plus de 20 ans de concession et de monopole dans la fourniture de l’eau et la distribution de l’électricité, le géant français Véolia ne sera plus aux commandes de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Le contrat de la multinationale française arrivé à échéance ne sera donc pas renouvelé bien que l’entreprise continuera à assurer pour une durée indéterminée la continuité du service.

« Ce jour, le vendredi 16 février 2018, l’Etat gabonais a mis fin à la convention qui le liait à la SEEG-VEOLIA. Les raisons évoquées sont entre autres, la dégradation de qualité de service rendu aux usagers, les efforts financiers consentis par l’Etat non suivis des effets escomptés et les plaintes récurrentes des populations. Il convient également de noter l’échec des négociations entre les deux parties prévues par l’avenant numéro 8 portant sur la prorogation pour une durée de cinq ans de la convention de concession », indique le communiqué signé du ministre de l’Eau et de l’Energie, Patrick Eyogho Edzang.

Dans cette optique, la SEEG est mise immédiatement sous tutelle de l’Etat afin d’assurer la continuité du service. A l’origine de cette rupture de contrat, une incapacité pour la société française de fournir correctement l’eau et l’électricité aux populations.

Le communiqué du ministère gabonais de l’Eau et de l’Energie

« Dans le souci de préserver la continuité et la qualité du service de l’eau et de l’énergie électrique, l’Etat a procédé exceptionnellement à la réquisition temporaire de l’entreprise », poursuit le communiqué avant d’ajouter que « dans cette période un organe ad hoc aura pour mission de gérer l’entreprise, de mener les audits et les autres études de développement du secteur dans un nouveau mode de gestion et de finaliser la rupture contractuelle dans les règles de l’art avec le groupe Véolia ».

Aussi collant à sa logique de lutte contre le chômage, l’Etat gabonais s’engage à ne pas procéder au licenciement de plus de 1000 gabonais qui y exercent et à assurer la continuité des contrats en cours d’exécution entre la SEEG et les divers opérateurs économiques.

Il faut rappeler que depuis 1997, année de sa signature, cette convention a toujours fait l’objet de dénonciation partant de son contenu caractérisé par plusieurs « irrégularités » jusqu’à son application qui causent des désagréments à la clientèle avec des coupures intempestives d’Eau et d’électricité ainsi que leur pénurie constatée encore à ce jour, dans plusieurs quartiers et localités du pays.

La Société d’énergie et d’eau du Gabon, société privatisée depuis 1997, détenue à 51 % par le groupe français Veolia Eau, contre 49% pour l’Etat gabonais, détenait jusque-là le monopole de la distribution d’eau et d’électricité au Gabon.


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