Démocratie

Crise politique : Séraphin Ndaot promu à la tête du Conseil national de la démocratie

Crise politique : Séraphin Ndaot promu à la tête du Conseil national de la démocratie
Ali Bongo et Me Séraphin Ndaot Rembongo (à droite) © 2015 D.R./Info241

L’opposant modéré Séraphin Ndaot Rembongo du Parti pour le développement et la solidarité (PDS) a été élu hier à la tête de la toute nouvelle mue du Conseil national de la démocratie (CND) dans les locaux de l’Assemblée nationale gabonaise. Le CND est la solution privilégiée par le président Ali Bongo pour tenter de déminer le climat politique qui lui est très délétère depuis plusieurs mois.

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Ali Bongo agite une vieille recette de sortie de crise politique

Cadre proposé d’un « dialogue politique permanent et inclusif » au grand étonnement du Front uni de l’opposition qui revendique toujours leur plainte portant sur le présumé faux acte de naissance d’Ali Bongo. Jetant un discrédit sur sa légalité du président dit faussaire à la tête de la République gabonaise sans le sacro-saint respect de la Constitution Gabonaise.

Cet organe consultatif doit paraît-t-il, élaborer un prétendu code de bonne conduite à l’usage des acteurs de la vie politique nationale, et assurer la médiation dans les conflits opposant les acteurs et les partis politiques entre eux. Espérons que ce code soit appliqué d’abord au premier citoyen de la République, Ali Bongo qui refuse radicalement de justifier par des preuves patentes qu’il n’a jamais été adopté.

Selon le communiqué de presse du secrétariat général du gouvernement parvenu à notre rédaction, "le CND semble être à flot. Le CND est en place, en temps voulu, avant la rentrée parlementaire, comme l’avait recommandé curieusement Ali Bongo Ondimba le 4 février dernier. "

« J’ai voulu, précisait le président de la République, faire en sorte que le CND devienne le lieu indiqué pour que chacun exprime son point de vue et contribue à faire évoluer notre démocratie dans un dialogue politique permanent et inclusif, ouvert à tous les partis politiques légalement reconnus, et selon les cas, à d’autres acteurs ».

Avant d’ajouter « il faut dépasser nos clivages idéologiques pour ne privilégier qu’une seule aspiration, un seul idéal : la construction de la maison Gabon ». Et les opposants réunis dans le Front de lui rétorquer que cette construction passe par le respect patriotique de la Loi fondamentale du Gabon. Ce discours de dialogue politique demeure inaudible face aux accusations graves qui pèsent sur le pouvoir exécutif d’Ali Bongo.

Élu à 27 voix sur 43, Séraphin Ndaot Rembongo du PDS, branche de l’opposition modérée proche d’Ali Bongo, a ravi le fauteuil à Louis Gaston Mayila qui convoitait également ce poste.

Le nouveau CND sera composé des dirigeants des partis politiques reconnus, du Premier ministre, des Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, des anciens Premiers ministres, des anciens présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat et si cela est possible d’anciens présidents de la République.

Le Conseil compte également un vice-président issu des rangs du parti au pouvoir, Jérôme Kwenzi Mikala, et un questeur issu de l’opposition, Noël Borobo Epembia du Front pour l’unité nationale et le développement utilitaire (FUNDU).

L’institution a pour la lourde charge d’émettre des avis sur saisine du président de la République. Heureux de sa nomination fomentée par le palais du bord de mer depuis plusieurs mois, le tout nouveau président de l’institution, Séraphin Ndaot a estimé : « qu’aujourd’hui, on est bien loin de la coquille vide dont on parlait en 1996. Nous sommes dès lors en mesure d’assumer une ambition fort légitime ».


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