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Conditions carcérales

Brice Laccruche Alihanga boude les conditions de son incarcération à « Sans-Famille »

Brice Laccruche Alihanga boude les conditions de son incarcération à « Sans-Famille »
Brice Laccruche Alihanga lors de sa tournée de « messager intime » d’Ali Bongo © 2020 D.R./Info241

Le prisonnier le plus célèbre du Gabon, Brice Laccruche Alihanga Fargeon est remonté contre les conditions de son incarcération à « Sans-Famille », la prison centrale de Libreville où il séjourne depuis deux semaines. L’ancien « messager intime » d’Ali Bongo et puissant directeur de cabinet présidentiel durant deux ans, a fait savoir son mécontentement via ses avocats par le biais d’un communiqué de presse rendu public ce jeudi. Dénonçant son « humiliation » carcérale, l’ancien bras droit d’Ali Bongo réclame à demi-mots à être placé dans un « quartier » réservé aux prisonniers de son rang d’ancien haut fonctionnaire.

Fini le train de vie huppée, place aux conditions d’incarcération inhumaine de la prison centrale de Libreville. Brice Laccruche Alihanga (BLA) après seulement une quinzaine jours passés en prison, boude déjà ses conditions d’incarcération. Placé en détention dans la nuit du 13 décembre, BLA aurait selon son avocat Anges Kevin Nzigou, été placé directement en cellule d’isolement, « une cellule de moins de 9m2 aux murs sales et couverts de moisissure, sans eau, et avec un trou en guise de toilettes » qu’il partage avec deux autres détenus.

BLA et ses compagnons d’infortune lors de leur arrivée à « Sans-Famille »

BLA se plaint même de n’avoir « aucune intimité » dans cette cellule. « Tout est fait aux yeux des autres, les odeurs, les discussions et l’absence d’aération empêchent de dormir. Il règne dans la cellule une odeur nauséabonde en raison des excréments qui partagent l’espace exigu, sans compter la prolifération des cafards et autres insectes », décrit son avocat. Il y a selon lui, « une volonté délibérée d’humilier et de torturer » l’ancien puissant collaborateur en disgrâce d’Ali Bongo, accusé de détournement de fonds et de corruption.

BLA dit ne pas comprendre « que dans un milieu carcéral où existe un quartier affecté aux fonctionnaires », les autorités du pénitencier de Libreville aient préféré lui mettre dans cette cellule indigne de son ancienne «  haute fonction de Directeur de Cabinet du Président de la République ». Celui qui scandait arrogamment il y a quelque deux mois le slogan « qui boude, bouge » à ses adversaires, en est désormais réduit à bouder à son tour les conditions d’incarcération que subissent pourtant nombre d’adversaires du régime d’Ali Bongo.

Pour ne rien arranger, l’avocat de BLA a indiqué que « depuis quelques jours », son client « présente une affection dermatologique visible à l’œil nu et souffre d’une otite dont il a du mal à être soulagé » en raison de ces conditions de détention. D’où le cri d’alarme envoyé à « l’opinion nationale et internationale sur les conséquences incalculables » qu’auraient ces conditions d’incarcération sur l’ancien ministre en charge du Suivi de la stratégie des investissements humains et des objectifs de développement durable.


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