Bras de fer

Licenciement abusif : le lycée français Blaise Pascal allergique aux lois gabonaises ?

Licenciement abusif : le lycée français Blaise Pascal allergique aux lois gabonaises ?
La devanture du lycée français de Libreville © 2019 D.R./Info241

Le lycée français Blaise Pascal de Libreville serait-il au dessus des lois et décisions prises par des autorités gabonaises ? Un Gabonais, Yvon de Yves Ebiaghe Meye, délégué du personnel remercié par la direction de l’établissement bien que réhabilité par l’inspection du travail, attend depuis octobre sa réintégration à son poste. Son crime, avoir révélé les manigances et la gestion peu reluisante orchestrées par l’administration de l’établissement secondaire à l’égard de ses employés titulaires de contrats « locaux » gérés localement par l’association des parents d’élèves.

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Que se passe-t-il donc au lycée français Blaise Pascal de Libreville ? La direction française de l’établissement continue de faire de la résistance aux décisions de l’Inspection du travail qui avait pourtant, conformément au Code du Travail, annulé le 31 octobre 2018, le licenciement « sans fondement professionnel » du délégué du personnel Yvon de Yves Ebiaghe Meye.

Licenciement « sans fondement professionnel » pourtant annulé

Pour avoir dénoncé les agissements de la direction de l’établissement scolaire français notamment l’existence de contrats de travail bafoués, licenciements massifs ciblés, pratiques de salaires non conventionnels, le délégué du personnel a été mis à la porte le 28 septembre 2018. La direction prétextant une « perte de confiance » en son agent et l’atteinte à la « réputation » et à « l’image » du lycée français de Libreville.

La décision annulant le licenciement « sans fondement professionnel » des autorités gabonaises

Yvon de Yves Ebiaghe Meye paierait-il ainsi les frais de sa trop grande curiosité ? Lui qui aurait découvert et dénoncé dans le cadre de ses missions de représentant des salariés, la gestion peu orthodoxe de l’établissement. Administration minée par la non-déclaration des agents accidentés à la CNSS, l’inobservation volontaire des clauses du contrat de travail à l’égard de biens de travailleurs,...

Gestion opaque de l’association des parents d’élèves

Des oublis volontaires qui ne toucheraient que les employés signataires de contrat dits « locaux » par opposition à ceux « expatriés » et « résidents » gérés directement par une agence de l’Enseignement français.

Viré le 28 septembre 2018 puis réhabilité dans ses droits le 31 octobre 2018 par l’inspection du travail de la République gabonaise, cet employé qui totalise plus de 15 ans d’ancienneté dans l’entreprise scolaire est maintenue à la porte de l’établissement. quatre mois donc que cet établissement spécial continue d’ignorer les décisions des autorités gabonaises en toute quiétude.

La direction de l’établissement contactée par notre rédaction, n’a pas daigné, depuis une semaine, réagir à cette nébuleuse affaire de non-respect de la législation gabonaise en matière de travail. Voilà qui devrait interpeller les autorités compétentes sur ce cas litigieux resté en souffrance au lycée Blaise Pascal. Mettant au passage, sur la paille un père de famille, privé du respect de ses droits.

La décision de l’inspection du travail

Cliquez sur l’icone pour télécharger la décision des autorités gabonaises inappliquée par le lycée français

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