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Viré sans ménagement du CLR, Alexandre Désiré Tapoyo sort de son silence

Viré sans ménagement du CLR, Alexandre Désiré Tapoyo sort de son silence
Viré sans ménagement du CLR, Alexandre Désiré Tapoyo sort de son silence © 2017 D.R./Info241

L’ancien vice-président du Centre des Libéraux réformateurs (CLR) chargé de l’implantation et de l’inspection, Alexandre Désiré Tapoyo a marqué, au cours d’une conférence de presse organisée mercredi à Libreville, son étonnement et son regret à la suite de son exclusion définitive, le 10 août 2016, de ce parti politique de la majorité.



Au cours de cette conférence de presse, Alexandre Désiré Tapoyo a commenté plusieurs sujets d’actualité parmi lesquels la Coupe d’Afrique des Nations 2017 que le Gabon vient d’abriter, la résolution de l’Union européenne sur l’élection présidentielle d’août dernier, le prochain dialogue politique voulu par Ali Bongo Ondimba, et son exclusion du CLR.

S’agissant précisément de son exclusion "subite et définitive" du CLR à la suite de sa nomination au sein du comité de campagne du président de la République pour la présidentielle d’août 2016, l’ancien vice-président de ce parti de la majorité républicaine, s’est résolu à prendre acte d’une décision dont il ignore jusqu’alors les causes de cette mise à l’écart, après avoir espéré en vain un retour à de meilleurs sentiments avec le CLR, au cours des six derniers mois.

«  Je me dois de vous dire que cette sanction fait suite à mon refus de démissionner de la direction de campagne du candidat Ali Bongo Ondimba, tel que cela m’avait été fermement ordonné au CLR. Cette mise à l’écart subite et définitive, a été décidée en mon absence, alors que je venais de bénéficier de la très grande confiance du président de la République (…)  », a-t-il rappelé.

Convaincu par la nécessité de poursuivre le combat politique, et d’assumer sa fidélité à Ali Bongo Ondimba, Alexandre Désiré Tapoyo a décidé de continuer à marcher, à avoir confiance et foi en la vie. Pour lui, les semaines à venir lui permettront de définir son avenir d’homme politique.

« J’ai été approché par plusieurs personnes. Il y a plusieurs options qui sont en étude, cela passe par la création d’un parti politique, à l’adhésion à un parti politique. Dans les jours à venir je serais fixé pour vous donner la suite que j’ai réservée à ma posture politique. Car, s’il faut soutenir le chef de l’État, ce n’est pas simplement en tant que numéro 9, c’est dans une équipe et la meilleure équipe possible », a-t-il annoncé.

Sur le premier sujet, la CAN 2017, l’ancien ministre des Droits humains a dénoncé ‘’le scepticisme manifesté par plusieurs gabonais avant la compétition, mais surtout l’attitude déplorable et honteuse affichée à l’endroit de l’équipe nationale’’. Pour lui, même si l’équipe nationale a été éliminée au premier tour, force est de reconnaitre qu’elle en est sorti invaincue.

Sur la décision de l’Union européenne sur l’élection présidentielle d’août 2016, Alexandre Tapoyo s’est félicité de ce que cette résolution ne remette pas en cause la décision de la Cour constitutionnelle qui a consacré Ali Bongo Ondimba vainqueur de la présidentielle de 2016.

S’agissant enfin du dialogue politique futur, l’acteur politique de la majorité a exhorté les acteurs politiques, la société civile, les religieux et autres gabonais à prendre part à cette rencontre. Car, pour lui, "il nous est enseigné au village qu’un appel ne se refuse pas. Mais c’est le contenu des échanges qui peut faire l’objet de rejet", a-t-il rappelé.

Avec AGP


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