Corruption

Moukagni Iwangou interpelle les forces de l’ordre sur les crimes économiques de Delta Synergie

Moukagni Iwangou interpelle les forces de l’ordre sur les crimes économiques de Delta Synergie
Moukagni Iwangou interpelle les forces de l’ordre sur les crimes économiques de Delta Synergie © 2015 D.R./Info241

Jean de Dieu Moukagni Iwangou, président de l’Union du peuple gabonais (UPG) est passé à l’offensif ce jeudi à l’occasion d’un point de presse tenu à Libreville en invitant à une intervention d’une armée républicaine afin de stopper dans l’urgence l’hémorragie financière perpétuée par Ali Bongo et son clan familial. Ce, à travers le système de captation, de prédation et d’accaparement de tous les pans juteux de l’économie gabonaise à travers leur holding Delta Synergie.

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Après l’affirmation de son droit d’inventaire dans le dossier de la succession d’Omar Bongo Ondimba, le président de l’UPG, Jean de Dieu Moukagni Iwangou, haut magistrat, expose dans son adresse tout le système de prédation de l’économie gabonaise.

Par le biais de la machine des sociétés écrans notamment avec la holding familiale Delta Synergie, le clan Bongo Ondimba s’est taillé toutes les belles et faramineuses parts d’actions dans toutes les plus grandes entreprises gabonaises génératrices des richesses de l’économie nationale.

Après avoir menacé également d’en référer au peuple devant la rupture du pacte républicain, à l’initiative des institutions de la République gabonaise, Moukagni-Iwangou, mandataire du Front uni de l’opposition, revendique que toutes ces dividendes spoliées dans les caisses de l’Etat Gabonais par ce système de pillage soient rendues au peuple Gabonais.

L’habileté de l’enrichissement illicite du clan familial Bongo Ondimba, dans leur ensemble mené par Ali Bongo et Pascaline Mferri Bongo Ondimba a atteint son paroxysme. Leur génie unique, publié aux éditions encyclopédiques familiales du pillage clanique Bongo-régime PDG devrait surement être très distingué par les grandes écoles d’économies américaines et londoniennes mondialement reconnues.

D’où leur combat de voir accomplir leur rêve royal ressassé maladroitement par Pascaline Mferri, et son frère Ali Bongo Ondimba de régner éternellement à la tête de la Présidence de la République Gabonaise. Et ce, sans aucune alternance politique démocratique, comme leur père, l’autocrate tout puissant Omar Bongo, mort au pouvoir après 42 ans de pillages ostentatoires comme le démontre cette prédation effarante.

Nous vous livrons l’intégralité de son exposé aux allures de réquisitoire judiciaire qui jette un éclairage sur la boulimie financière et l’opulence légendaire du clan familial Bongo Ondimba dont Ali Bongo est l’un des garants protecteurs du jackpot du siècle.

Aujourd’hui, nous savons désormais que la République est gouvernée par un régime hors la loi.
 
Aujourd’hui, le Peuple exige la démission du régime hors la loi.
 
Aujourd’hui nous constatons que l’armée frappe le Peuple, pour protéger le régime hors la loi.
 
En frappant le Peuple, l’armée nationale veut-elle signifier à chaque gabonais :
que les membres du régime au pouvoir doivent éternellement rester impunis ?
Que la famille présidentielle doit se partager à elle seule toutes les richesses de notre pays à tous ?
 
Que la fortune amassée sur le dos du Peuple par Delta Synergie, le dispositif mis en place par la famille présidentielle pour capter les biens de la Nation, ne doit pas être vérifiée ?
 
Que toutes les sociétés déjà découvertes, ou toutes celles à découvrir, n’ont aucun compte à rendre au GABON, c’est-à-dire :
1. Ank Gabon, une société spécialisée dans le traitement du manioc, contrôlée à
39,2% par la famille Bongo Ondimba.
2. Mining Logistics, une filiale du groupe Bolloré qui offre un soutien logistique au
secteur minier gabonais, contrôlée à 30% par la famille Bongo Ondimba.
3. Ragasel (29,1 %), une raffinerie de sel, contrôlée à 29,1% par la famille
Bongo Ondimba.
4. Somipar contrôlée à 28,5% par la familleBongo Ondimba.
5. Petro Gabon Holding spécialisée dans la commercialisation des
hydrocarbures, contrôlée à 17% par la famille Bongo Ondimba.
6. Les Carrières de Makora contrôlée à 13,04% par la famille Bongo Ondimba.
7. Maboumine, qui gère un immense projet d’exploitation de gisement
polymétallique au sud-est de Libreville, contrôlée à 5% par la famille Bongo Ondimba.
8. la Somivab qui œuvre dans le bois, contrôlée à 2,68% par la famille Bongo Ondimba.
9. la Comilog, une filiale du géant français des mines et de la métallurgie Eramet,
contrôlée à 0,03% par la famille Bongo Ondimba.
 
Dans la finance et les banques
 
10. le groupe BGFI Bank , ses filiales BGFI Holding, FINATRA, qui recycle l’argent
desBongo Ondimba.
11. d’Ecobank Gabon, contrôlée à 7,5% par la famille Bongo Ondimba.
12. l’Union gabonaise de banque, contrôlée à 5,21% par la famille Bongo Ondimba.
13. Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (BICIG), une
filiale de la BNP, contrôlée à 3,23% par la famille Bongo Ondimba.
14. la compagnie du Komo, l’autre véhicule financier, qui est au capital de la
Société d’énergie et d’eau, contrôlée à 15% par la famille Bongo Ondimba.
 
Dans les assurances
 
15. le groupe Ogar, contrôlée à 60,69% par la famille Bongo Ondimba.
16. la Solicar et Assinco, sont contrôlés respectivement à hauteur de 55 % et 7,5 % par la familleBongo Ondimba.
 
Dans les transports
 
17. la Sarep, contrôlée à 54% par la famille Bongo Ondimba.
18. La SN2AG, spécialisée dans l’aviation d’affaires, contrôlée à 34,99% par la
famille BONGO.
19. Gabon Fret, contrôlée à 20% par la famille Bongo Ondimba.
 
Dans le BTP
 
20. la Socoba, principale bénéficiaire des travaux publics du pays, contrôlée à
50% par la famille BONGO.
21. Le groupe français Bouygues, présent au Gabon au travers de la société
ETDE/SOGEC, contrôlée à 4,54% par la famille BONGO.
 
Dans l’immobilier
 
22. le géant gabonais IMP, contrôlé à 35% par la famille Bongo Ondimba.
23. son concurrent AICI, contrôlé à 20% par la famille Bongo Ondimba.
 
Dans le textile
 
24. la société MGV, connue pour fabriquer tout ce que le pays compte d’uniformes
(écoliers, armée, hôpitaux…), contrôlée à 34,7% par la famille Bongo Ondimba.
 
Dans les médicaments
 
25. la Société gabonaise de fabrication de médicaments, la Sogafam, contrôlée à
60% par la famille Bongo Ondimba.
 
Dans la sécurité
 
26. SGS, leader dans la sûreté des sites sensibles, ambassades, ports ou
aéroports, contrôlée à 69,3% par la famille Bongo Ondimba et à 9,2% par la famille
d’Ernest Mpouho Epigat.
 
L’armée nationale, la Gendarmerie Nationale, la Police Nationale sont instituées pour l’intérêt de la Nation et non pour les convenances de ceux qui en ont la gestion. L’armée est républicaine et doit rester républicaine.
 
Merci de transmettre ce message à chaque militaire, à chaque gendarme, à chaque agent de police. Afin que nul n’en ignore.
 
Je m’appelle MOUKAGNI-IWANGOU
Je suis né à Mouila
Je réside dans la commune d’AKANDA
Je suis prêt à répondre de l’ensemble de mes actes.

Rappelons que la succession d’Omar Bongo chiffrée à 360 milliards, lève le voile sur le modèle économique à l’origine de son immense fortune. Laquelle ne serait rien sans Delta Synergie, une holding familiale conçue pour s’accaparer des bénéfices personnels en acquérant des parts sociales du fleuron de l’économie gabonaise.

La répartition de cette manne fait grincer les dents parmi les héritiers alors que Ali et Pascaline Bongo raflent la mise avec les 2/3 du butin présidentiel à hauteur de 183,46 milliards. La cinquantaine d’autres héritiers doivent se contenter chacun de 3,39 milliards. Une injustice donc !

Officiellement, indique Mediapart, « Delta Synergie a été valorisée dans le cadre de la succession d’Omar Bongo à 27,8 milliards de francs CFA. Plusieurs héritiers soupçonnent une sous-évaluation massive, au regard de l’emprise réelle de la holding sur l’économie gabonaise. »


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