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Mborantsuo bientôt remplacée par Gilbert Ngoulakia à la Cour constitutionnelle


Politique
  • Marie-Madeleine Mborantsuo et son probable successeur © 2019 D.R./Info241
Publié le 27 juin 2019 à 11h27min

Les jours de Marie-Madeleine Mborantsuo à la tête de la Cour constitutionnelle gabonaise sont plus que jamais comptés. La dame de fer et maîtresse de la famille Bongo, pourrait en octobre prochain quitter son trône de présidente indéboulonnable de l’institution chargée notamment d’arbitrer les présidentielles et d’en déclarer le « vainqueur ». A cette place hautement stratégique, l’actuel président de la Cour des comptes, Gilbert Ngoulakia, serait le candidat parfait du franco-gabonais Brice Laccruche Fargeon qui semble faire la pluie et le beau temps dans les nominations institutionnelles du pays.

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La belle-mère d’Ali Bongo est plus que jamais sur un siège éjectable à la présidence de la Cour constitutionnelle. La dame de fer qui dirige sans discontinuité la haute juridiction constitutionnelle depuis sa création en 1991, tout comme la famille Bongo à la tête du pays, pourrait enfin céder dans tout les prochains mois, son fauteuil à Gilbert Ngoulakia, réputé proche de l’actuel directeur cabinet d’Ali Bongo.

Selon la très confidentielle Lettre du continent du 26 juin, Marie-Madeleine Mborantsuo paie contre le puissant directeur de cabinet qui régenterait le Gabon en lieu et place d’Ali Bongo, le fait d’avoir fait partie de l’équipe qui lui avait interdit la sortie du territoire gabonais pendant l’hospitalisation d’Ali Bongo à Riyad et sa convalescence au Maroc. Une « traîtrise » que Brice Fargeon n’aurait pas oublié depuis son retour en force aux cotés de l’épouse d’Ali Bongo, Sylvia, au sommet décisionnel du Gabon.

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Le franco-gabonais Brice Laccruche Fargeon qui a déjà pris la main sur le parti présidentiel, le parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir depuis 1968), continue d’augmenter ses parcelles de pouvoir. En multipliant dans l’administration publique ses fidèles, le puissant directeur de cabinet présidentiel préparerait ainsi le terrain à la montée au pouvoir de Noureddin Bongo Valentin, le fils aîné d’Ali Bongo d’une vingtaine d’années. Cela semble ainsi passer par l’éviction de Mborantsuo, pourtant une des fidèles parmi les fidèles de ce régime déjà demi-centenaire, créé par Omar Bongo.


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