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Crise post-électorale

Les Gabonais continuent de manifester à Paris contre la réélection controversée d’Ali Bongo


Politique
  • Une vue des manifestants hier à Paris © 2018 D.R./Info241
Publié le 8 avril 2018 à 12h31min

Plus de 585 jours après la présidentielle controversée d’août 2016, pour la 84e semaine consécutive, les Gabonais de la diaspora ont de nouveau manifesté hier à Paris contre Ali Bongo. Comme tous les samedis depuis le début de cette crise-post-électorale, les Gabonais de France ont tout d’abord observé un rassemblement devant le l’hôtel Pozzo di Borgo avant de se rendre au Trocadéro. C’est de cette célèbre place parisienne que le cortège de manifestants a convoyé vers l’ambassade du Gabon à Paris.

La réélection controversée d’Ali Bongo à la tête du Gabon continue d’être contestée de par le monde. En France, plusieurs centaines de citoyens gabonais ont de nouveau arpentés les rues de Paris pour crier et marteler qu’Ali Bongo n’était pas le président du Gabon. Pour la 84e fois consécutive, les manifestants ont pris d’assaut les rues de Paris en scandant des slogans hostiles au régime d’Ali Bongo, réélu grâce à l’interventionnisme de la Cour constitutionnelle dirigée par sa belle-mère, Marie Madeleine Mborantsouo.

Avant leur marche, plusieurs d’entre eux ont tenu dans la matinée à observer un rassemblement devant l’hôtel parisien Pozzo di Borgo, acquis par l’Etat gabonais en 2010 et qui depuis est toujours en réfection. Cet hôtel considéré comme le « casse du siècle d’Ali Bongo », serait une acquisition détournée. Un savant montage financier au sommet duquel trônerait les intérêts privés d’Ali Bongo et de son ami Maixent Accrombessi, déjà poursuivi en France pour de nombreuses affaires de corruption.

L’un des tracts des manifestants sur le Pozzo di Borgo

La manifestation marathon s’est poursuivie au parvis des droits de l’Homme (place du Trocadéro) à 14h par là aussi un sit-in en hommage aux nombreux martyrs « assassinés » lors de l’attaque de l’armée au quartier général de l’opposant Jean Ping, rival d’Ali Bongo. Les manifestants armés de banderoles et de nombreux drapeaux ont appelés à la libération des prisonniers politiques, à la reconnaissance de la vérité des urnes et que toute lumière soit faite sur les nombreuses disparitions forcées dont son victimes les citoyens opposés au régime d’Ali Bongo au Gabon.

Le cortège dans les rues de Paris hier

Au rythme des chants et des quolibets, les Gabonais de la diaspora ont entamé sous le coup des 16h, une marche à travers les rues de Paris en direction de leur ambassade située dans le 16e arrondissement. Vêtus de jaune et de leurs banderoles, les manifestants sont allés rappelés que le président élu des gabonais était Jean Ping et nul autre. Mais aussi rappeler leur opposition à la tenue des législatives avec le « dictateur » Ali Bongo au pouvoir.


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