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Report des légistalives

Albertine Maganga Moussavou : « Je ne comprends pas pourquoi les gens se plaignent »


Politique
  • Albertine Maganga Moussavou : « Je ne comprends pas pourquoi les gens se plaignent » © 2017 D.R./Info241
Publié le 22 juillet 2017 à 00h17min

Alors que la Cour constitutionnelle gabonaise vient de décider d’un second report à avril 2018 des législatives (soit une prolongation totale de 16 mois), la député Albertine Maganga Moussavou semble s’accommoder de ce report qui prolonge de facto également son récent mandat parlementaire au canton Ngounié Centre. Pour la député du Parti social démocrate (PSD, opposition modérée) dont l’époux a été l’un des deux vice-présidents « opposition » des assises d’Angondjé, il faut laisser au gouvernement gabonais la latitude de traduire les actes issus du dialogue politique convoqué par Ali Bongo.

Albertine Maganga Moussavou dont le mandat de député vient d’être prolongé par la Cour constitutionnelle comme pour 119 autres députés de l’hémicycle du Palais Léon Mba, parait enchantée par cette décision. Le gouvernement dont son fils Biendi, est l’un des éminents membres, aurait ainsi bien fait d’obtenir cet énième report des législatives. Non sans appeler l’opposition « radicale » à plus de pragmatisme.

Voici l’intégralité de cet entretien accordé par la député Maganga Moussavou dont le fils est entré très récemment au gouvernement d’ouverture d’Ali Bongo, à nos confrères du journal pro-gouvernemental l’Union de ce vendredi 21 juillet :

Quel est votre sentiment après le report des élections législatives en avril 2018 par la Cour constitutionnelle ?

Albertine Maganga Moussavou : J’ai appris par votre canal que les élections sont repoussées en avril prochain. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi car, lors du Dialogue d’Angondjé, nous avions de-mandé que les règles électorales soient
modifiées pour des élections sûres et des lendemains électoraux apaisés.

Tous les participants de l’opposition avaient dénoncé plusieurs dysfonctionnements inhérents à l’organisation des scrutins, qui viciaient gravement les résultats finaux. Il faut donc du temps au gouvernement pour que des réformes soient mises en place, notamment au niveau institutionnel. Le report des Législatives se justifie donc.

Une partie de l’opposition, notamment celle dite « radicale », estime quant à elle que ce report s’explique par la volonté du pouvoir de « jouer les prolongations ». Elle avance notamment que le mandat des députés étant arrivé à échéance en décembre 2016, les Législatives avaient déjà été reportées en ce mois de juillet. Le nouveau renvoi ne se justifierait donc plus. Que lui répondez-vous ?

Albertine Maganga Moussavou : Est-ce que cette opposition est prête à aller aux élections avec le Code électoral en vigueur et dans l’état actuel du dispositif institutionnel entrant dans l’organisation des scrutins ? Là est toute la question ! Je ne comprends pas pourquoi les gens se plaignent. La liste électorale n’est pas encore revue, les acteurs en charge de l’organisation des élections sont toujours en place (ministère de l’Intérieur, Cour constitutionnelle, Cénap, etc.). En outre, les députés sont déjà en vacances, qui va travailler ? On ne peut pas vouloir une chose et son contraire !

Que préconisez-vous alors ?

Albertine Maganga Moussavou : Ça ne sert à rien de faire dans la surenchère. Les opposants doivent comprendre que la contestation stérile n’avance à rien. La sagesse recommande plutôt, dans le cas présent, de laisser le gouvernement procéder, au préalable, à l’application des actes du Dialogue d’Angondjé, pour ensuite passer à la phase électorale qui se fera sur la base de nouvelles dispositions arrêtées de commun accord. Après cela, on pourra aller aux élections.


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