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Quiproquo judiciaire

Affaire Orabank Gabon/Sogad : la réalité des faits selon Sogad BTP


Société
  • Une récente visite de chantier de Sogad BTP © 2017 D.R./Info241
Publié le 17 mars 2017 à 07h25min

Alors que l’on croyait à un banal refus de prêt de la part d’Orabank qui aurait fâché les deux entreprises, Sogad BTP a livré sa part de vérité dans cette affaire qui fait grand bruit. Selon l’entreprise de BTP, il s’agirait d’un partenariat financier entre les deux entreprises qui aurait mal tourné, d’où le recours au tribunal de commerce et du crédit de Libreville tandis qu’Orabank soutient le contraire qu’il s’agit d’un refus d’un prêt bancaire.

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Selon l’entreprise de BTP ayant obtenu il y a quatre ans deux marchés publics de l’Etat gabonais dont Orabank était le pivot financier. Le projet portait sur la construction de deux écoles de formation professionnelles à Port-Gentil et au Cap-Estérias. Coût des travaux : une cinquantaine de milliards de francs CFA.

Alors que tout semblait aller bon train avec l’exécution des travaux à 43% soit 22 milliards de frais, Orabank aurait demandé à revenir sur son engagement financier consenti. C’est ce "refus tardif de signature de la convention de rachat de créance" qui a été condamné par la justice gabonaise donnant raison à Sogad BTP qui s’est prévalue de 26 pièces justificatives accablant Orabank.

Le PDG d’Orabank au sortir d’une audience avec le Premier ministre, mercredi

A la suite de cette condamnation par le tribunal de commerce et du crédit de Libreville, plusieurs conciliations ont eu lieu entre les deux partenaires en contentieux dont l’un signé à Lomé (Togo) avec la maison mère d’Orabank Gabon le 8 février dernier. Cet arrangement amiable stipulait pourtant que « les parties s’engagent à mettre fin à toutes poursuites judiciaires et à toutes exécutions des décisions de justice à compter de la date de signature du présent accord  ».

8 jours après cet accord entre les parties, soit le 16 février, Orabank Gabon s’est pourvue en cassation pour contester la décision du tribunal de commerce qui l’obligeait à respecter son engagement de rachat de 22 milliards et au paiement des préjudices moral, financier et de matériels détériorés en raison de son blocage pour un montant total de 6,1 milliards assorti d’exécution provisoire.

Sogad BTP aurait alors "lâché les chiens" sur Orabank. D’où la mise en exécution des décisions de justice qui ont conduit à des saisies les 3 et 14 mars derniers au siège d’Orabank à Libreville. Ce serait donc le non respect de l’engagement d’Orabank et de plusieurs conciliations restées infructueuses, selon Sogad BTP, qui seraient à l’origine de la crise actuelle qui fait frémir le climat des affaires au Gabon.

Selon les mauvaises langues, Sogad BTP aurait obtenue cette sanction judiciaire du fait des accointances entre ses propriétaires et le milieu judiciaire. Il se susurre que l’entreprise de BTP appartiendrait à deux pontes de la République, proches de la Cour constitutionnelle. Ce qui aurait notamment facilité la décision de justice en leur faveur. Une version battue en brèche par Sogad BTP qui déclare plutôt que la justice gabonaise dans ce dossier aurait été strictement impartiale.


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