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Une plainte au Nom du Peuple Gabonais et de nombreuses questions légitimes

Une plainte au Nom du Peuple Gabonais et de nombreuses questions légitimes
Une plainte au Nom du Peuple Gabonais et de nombreuses questions légitimes © 2014 D.R./Info241

Alors que certains leaders de l’opposition gabonaise ont déposé hier, en leurs noms propres, une plainte au Nom du Peuple Gabonais, plusieurs interrogations subsistent sur la capacité des tribunaux de Libreville de livrer un verdict impartial. On se souvient que la plainte de Luc Bengone Nsi - la nouvelle star de l’opposition gabonaise - avait été classée sans suite par la plus haute juridiction du pays. Aujourd’hui, on relève que la mairie du 3e arrondissement n’avait pas compétence pour la retranscription d’acte de naissance de gabonais nés à l’étranger.

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La énième plainte déposée hier a-t-elle des chances de connaitre une expression réelle des textes réglementaires en République Gabonaise ? Comment comprendre que la CENAP, pire la Cour Constitutionnelle dirigée par l’éternelle Madeleine Mbourantsuo, n’ait pas tenu compte du faux acte d’état civil qu’elle avait sous les mains ? Comment comprendre que les juristes gabonais aient été victime d’une myopie circonstancielle au cas Ali Bongo alors que plusieurs recalés au baccalauréat 2013 avaient fait les frais de ces faux actes de naissance délivrés par l’indéboulonnable chantre d’Ali Bongo, Serge William Akagassa Okinda alors maire de cet arrondissement de la capitale.

La justice gabonaise serait-elle la même pour tous ? Peut-on avoir confiance en une justice qui a l’éberlue saisonnière devant le droit ? Les juridictions gabonaises auront-elles le recul nécessaire pour lire le véritable droit, celui qui doit être rendu au Nom du Peuple Gabonais et non au nom de la complicité destructrice de la confiance des usagers vis-à-vis de l’Institution Gabonaise qu’est la Justice ?

De même, pourquoi certains membres de Front uni de l’opposition, en l’occurrence Zacharie Myboto, Chantal Myboto et Jean Ping, étant respectivement beau-père, maîtresse et gendre de Bongo-père, ne viennent-ils pas témoigner de la véracité ou non des allégations lancées par l’écrivain français Pierre Péan, comme le font le champ d’en-face ? Ne sont t-il pas des témoins phares du bongoïsme, étant donné qu’ils ont été aussi bien dans la sphère publique que privée de la famille Bongo ? De plus, ces institutions auxquels ils semblent donné du crédit, ne sont t-elles pas les mêmes qui soutiennent le pouvoir en place depuis des décennies ?

Si les anciens barons du PDG passés à l’opposition, voulaient réellement se mettre au service de la vérité en mettant hors-champ ces hors-la-loi de la République, ils devraient commencer déjà par offrir leurs témoignages. Depuis 2009, ils se sont plutôt larvé dans un mutisme qui a bien profité au pouvoir. Comment comprendre avec les rebondissements de cette affaire que le procureur de la République et les nombreux juges d’instructions gabonais n’ont pas demandé à ouvrir une enquête sur cette affaire, eux qui sont censés intenter des actions publiques au Nom de ce fameux peuple Gabonais ? .

En définitive, si l’opposition gabonaise se voulait crédible, elle devrait demander immédiatement la démission d’Ali Bongo et suspendre toutes les institutions qui ont laissé passer cette hérésie, le temps que le principal incriminé vienne à éclairer l’opinion par des éléments de preuves scientifiquement reconnues.

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