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Contrôle forestier : Maurice Ntossui Allogo durcit le ton et inspecte les installations de l’Ogooué-Maritime

Contrôle forestier : Maurice Ntossui Allogo durcit le ton et inspecte les installations de l’Ogooué-Maritime
Contrôle forestier : Maurice Ntossui Allogo durcit le ton et inspecte les installations de l’Ogooué-Maritime © 2026 D.R./Info241

Le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, a bouclé ce vendredi 12 juin une importante tournée de travail dans la province de l’Ogooué-Maritime. De l’inauguration du poste fixe d’Ozouri à la visite des installations de l’entreprise African Equatorial Hardwoods (AEH), cette descente sur le terrain traduit la ferme volonté du gouvernement d’assainir la gouvernance forestière et de moderniser les outils de contrôle de la filière bois gabonaise.

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La première étape de ce périple a conduit la délégation ministérielle au poste fixe d’Ozouri, situé dans le département de Bendjé. Fruit d’un chantier dont la première pierre avait été posée le 9 décembre dernier, cette infrastructure vient boucler le dispositif de surveillance des produits forestiers transitant vers la capitale économique, Port-Gentil. Bâti avec des matériaux écologiques, le complexe intègre des bureaux, un bâtiment d’astreinte et bénéficie d’une autonomie énergétique assurée par des panneaux solaires.

 Un maillage territorial contre la criminalité environnementale

Lors de la cérémonie d’inauguration, le colonel Shirley Victor Manfoumbi, directeur provincial des Eaux et Forêts de l’Ogooué-Maritime, n’a pas caché sa satisfaction quant à l’aboutissement de ce projet stratégique. « Je remercie l’équipe de construction et les financeurs pour leur engagement. Cette structure est un lieu stratégique pour les missions de contrôle des produits forestiers qui rentrent dans la ville de Port-Gentil », a-t-il souligné devant les autorités locales, militaires et les populations riveraines.

Prenant la parole à son tour, Maurice Ntossui Allogo a réaffirmé les ambitions de l’État dans cette lutte acharnée contre l’exploitation illégale et le braconnage. « Nous sommes là dans le cadre de la gouvernance forestière, la gestion, le contrôle et la lutte des produits forestiers, en particulier le bois. Ce poste nous permettra de vérifier la traçabilité, l’authenticité et la légalité du bois. Cette structure a été faite avec des matériaux écologiques, avec une énergie propre qui est du solaire », a précisé le membre du gouvernement.

 Sus à la parafiscalité et valorisation des agents

Au-delà de la stricte surveillance environnementale, le ministre a mis un point d’honneur sur la sécurisation des recettes publiques liées aux ressources naturelles. « Le gouvernement va mettre en place tout ce qui est lutte contre la parafiscalité. Il y a parfois des ressources de l’État qui échappent au contrôle de la trésorerie. Vous verrez le contrôle non seulement des Eaux et Forêts, mais également de la Gendarmerie, de la DGDI et des brigades mixtes qui vont constituer l’unicité des contrôles », a-t-il martelé, affichant sa volonté de briser définitivement les circuits clandestins.

Joignant l’utile à l’agréable pour ses troupes, la tournée s’est poursuivie par l’inspection des logements destinés aux agents des Eaux et Forêts. Cette initiative s’inscrit dans un vaste plan d’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel de terrain, considéré comme le premier rempart contre le pillage du patrimoine naturel du pays.

 Le défi de la reconversion industrielle à Port-Gentil

La dernière séquence de cette mission provinciale s’est avérée plus symbolique et empreinte de nostalgie. Après un passage dans les anciens locaux de la Société nationale des bois du Gabon (SNBG), le ministre s’est rendu sur le site de la société African Equatorial Hardwoods (AEH), anciennement Cora Wood. Autrefois fleuron de l’économie locale ayant soutenu des générations entières de Port-Gentillais, l’usine avait dû fermer ses portes il y a deux ans pour des raisons économiques, laissant sur le carreau près d’une centaine de travailleurs, qui ont toutefois été indemnisés conformément aux dispositions légales.

Si cette présence ministérielle a un temps suscité l’espoir d’une relance stratégique de l’outil industriel par l’État, Maurice Ntossui Allogo a tenu à clarifier la situation avec pragmatisme pour éviter les fausses illusions. « Malheureusement, cette usine qui date de 1948 a fermé en respectant tous les protocoles, en indemnisant le social et tous les aspects. C’est un regret quand on voit une entreprise fermer. Derrière une usine, il y a des familles et toute une activité économique qui tourne. Mais l’entreprise se projette aujourd’hui dans la Ngounié avec des centaines d’emplois », a-t-il conclu.

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