Après son incarcération

Léandre Nzue a rejoint le cercle très fermé des maires PDG incarcérés pour corruption au Gabon !

Léandre Nzue a rejoint le cercle très fermé des maires PDG incarcérés pour corruption au Gabon !
Les maires PDG Léandre Nzue (gauche) et Gregory Laccruche Alihanga croupissent en prison en attendant leur procès © 2020 D.R./Info241

La justice gabonaise a tranché, les faits pesants sur le maire de Libreville Léandre Nzue sont suffisamment graves pour qu’il soit laissé en liberté. Le maire présumé corrompu, a été jeté hier en prison en compagnie d’un de ses complices. Par son entrée à la prison centrale, Léandre Nzue rejoint ainsi le cercle très fermé des maires du Grand Libreville privés de leur liberté en attendant leur procès.

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Le maire central de la commune de Libreville a été jeté mardi en fin de journée en prison. Léandre Nzue a ainsi rejoint hier, Gregory Laccruche Alihanga, le jeune maire de la commune voisine d’Akanda, qui croupit depuis décembre 2019 dans les geôles de la célèbre prison de Gros-Bouquet. Tous ayant pour dénominateur commun d’être des élus du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir). Des cadres du parti, tout deux choisis par Ali Bongo et les siens.

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Une incarcération qui interroge donc sur le casting opéré dans les instances du parti présidentiel. Deux maires PDG jetés en prison en l’espace de 9 mois pour des faits de corruption. Si Gregory Laccruche Alihanga (remplacé en juin dernier), l’a été en dehors de la gestion de sa municipalité d’Akanda, Léandre Nzue semble lui payer ses 19 mois passés à la tête de la plus importante ville du pays. Une crise de confiance sur des cadres du PDG dont les activités illicites sont légion, hors de « l’avenir en confiance » promis aux populations par Ali Bongo.

Selon le procureur de la République près du tribunal de Libreville, André Patrick Roponat, qui a tenu hier une conférence de presse sur l’incarcération du maire en disgrâce, au moins 9 chefs d’accusation pèsent sur l’édile. Il a cité : « association de malfaiteurs, détournement des deniers publics, blanchiment des capitaux, extorsion de fonds, concussion, corruption passive, chantage, faux et usage de faux, complicité de faux tour à tour ». De quoi laisser songeur sur l’honorabilité des cadres du PDG, aux manettes du pays depuis 1958 sans discontinuité.


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