Signature officielle

Sommet CEEAC : La signature d’Ali Bongo qui révèle une grande forfaiture à la tête du Gabon

Sommet CEEAC : La signature d’Ali Bongo qui révèle une grande forfaiture à la tête du Gabon
Sommet CEEAC : La signature d’Ali Bongo qui révèle une grande forfaiture à la tête du Gabon © 2019 D.R./Info241

Le sommet des chefs d’états de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) qui s’est tenu à Libreville le 18 décembre 2019 était censé être le théâtre du retour gagnant d’Ali Bongo sur la scène internationale. Mais un détail n’a fait au contraire que renforcer les doutes sur son exercice réel du pouvoir après son AVC.

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Tout avait pourtant bien commencé. Dans une salle des fêtes du « Palais Rénovation » de la très royale présidence du Gabon se tenait "la IXeme session extraordinaire des chefs d’Etats et de gouvernements de la CEEAC" un « grand sommet » selon la Pravda locale. En fait, Il s’agissait du plus grand sommet qu’ait abrité le Gabon depuis l’accident vasculaire cérébral du chef de l’exécutif du Gabon Ali Bongo, survenu en Arabie Saoudite le 24 octobre 2018.

Ali Bongo et son ministre des Affaires étrangères, lors de ce sommet

L’architecte de cette grande messe est Alain Claude Bilie-Bi-Nze, ministre des Affaires étrangères du Gabon, qui s’est démené pour organiser ce sommet « pour le bien du Gabon  » et surtout pour celui d’Ali Bongo qu’on n’avait pas vu à une réunion de chefs d’Etat depuis le « Davos du Désert  ». En appui, une nouvelle équipe de communication venue de Paris (forcément) ayant ni plus ni moins l’impossible mission - certainement mirifiquement rémunérée – de redorer l’image sanglante d’un Ali Bongo en quête de rédemption…médiatique.

Une communication très soignée

Malgré le faible taux de participation des chefs d’états membres (seuls 4 chefs d’Etat sur 11 ont fait le déplacement de Libreville), on peut dire que le 9eme sommet de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale a été une réussite visuelle. Les décors, le pavoisement juste derrière le pupitre, les couleurs, la qualité des images, le cadrage, la retransmission tout est fait pour soigner l’image d’un Ali Bongo mis à mal par les images qui avaient fuité lors de la cérémonie de la fête nationale du Gabon le 17 août 2019 sur lesquelles on pouvait le voir se mouvoir avec autant de grâce qu’un pantin désarticulé ou un zombie sorti tout droit d’un blockbuster hollywoodien. Cette fois-ci, toutes les précautions ont été prises et on a pu voir un Ali Bongo avec et sans canne, portant des « lunettes d’intellectuel » délivrer un discours de quatre minutes dont on ne peut pas dire qu’on ait retenu grand-chose.

Ali Bongo prononçant le discours d’ouverture du sommet

Le 9e sommet de la CEEAC aurait pu être une parfaite réussite du point de vue communicationnel si et seulement si on n’avait pas demandé à Ali Bongo et à ses hôtes chefs d’états (Idriss Déby du Tchad, Faustin-Archange Touadéra de Centrafrique, Félix Tshisekedi de la RDC et Evaristo Carvalho de Sao Tomé-et-Principe) de signer séance tenante le communiqué final du sommet et surtout si on n’avait pas décidé de le publier tel quel avec les signatures des chefs d’états signataires.

La signature révélatrice

La publication du communiqué y compris des signatures des chefs d’Etat présents montrent une signature d’Ali Bongo complètement déstructurée ou digne de l’imitation d’un enfant de six ans !

La signature gribouillée d’Ali Bongo dans le document final du sommet

Ce qui est curieux c’est que la signature contenue par ce communiqué et signée en direct par Ali Bongo contraste fortement avec celles présentées comme étant les siennes depuis son AVC. En Janvier par exemple, alors qu’il se trouvait en convalescence au Maroc, on avait brandi un décret présenté comme de lui parfaitement signé. La qualité de la signature du communiqué final du 9e sommet de la CEEAC de Libreville sème légitiment le doute sur l’authenticité des décrets présentés comme signés par Ali Bongo en janvier et en février 2019 en particulier.

La preuve s’il en était besoin qu’Ali Bongo s’est fait usurper, ce pouvoir qu’il usurpe lui-même ! Histoire drôlement triste quand-même !


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