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Incompréhension

Affaire Péan : le dérapage de Pascaline Bongo sur les symboles républicains du Gabon


L’œil du citoyen
  • L’illustration de l’explication donnée sur les armoiries du Gabon © 2014 D.R./Info241
Publié le 3 novembre 2014 à 02h42min

Pascaline Mferri Bongo Ondimba, ancienne ministre des affaires étrangères et directrice de cabinet de son père Omar Bongo, sœur aînée de l’actuel président de la République Gabonaise a réagi ce dimanche, entourée des membres de la famille Bongo aux allégations du livre du journaliste-écrivain français Pierre Péan. Non sans avoir commis un dérapage en réduisant les symboles de la République Gabonaise à des ports-étendards de sa famille, L’œil du citoyen estomaqué et très violenté symboliquement pressent une confusion maladroite qui fait du Gabon un royaume dynastique, un Bongoland dont les Gabonais seraient des sujets au service de la famille Bongo. Ce dérapage a provoqué ainsi des vives réactions d’indignation sur les réseaux sociaux.

Au cours de cette interview à connotation familiale, dirigée par un prétendu journaliste tenant un micro de la presse présidentielle, Snella Ange Pambo, diffusée sur la chaîne nationale Gabon Télévision, L’œil du citoyen a assisté éberlué à la défense sans preuves ni démentis de fond de la représentante de la famille Bongo. Elle a tenu à battre en brèche les accusations du livre sans réellement y parvenir. En arrêtant "sa caravane" et celle de sa famille afin de répondre "aux chiens qui aboient".

Entendons par là, le peuple qui exige une explication et des preuves contraires face aux révélations du livre de Pierre Péan. Invitant par ailleurs l’écrivain à se pencher plutôt sur les affaires françaises et d’arrêter ainsi de salir la famille et la mémoire d’Omar Bongo. Or le débat sur la place public ne se pose pas ainsi. Les Gabonais veulent voir l’acte de naissance original et le test ADN d’Ali Bongo, leur président de la République. Mais surtout des démentis formels sur le pillage par la légion étrangère, Accrombessi, Attias, Liban Souleyman, Ibk, Tomi etc...de leurs deniers publics, car il s’agit de l’argent du contribuable qui serait pillé par ces hommes d’affaires, tous proches du palais du Bord de mer.

Une confusion insultante et des révélations insipides sur les symboles de la Nation Gabonaise

L’œil du citoyen a trouvé normal que la gardienne du temple des richesses pillées et des biens mal acquis au détriment du peuple Gabonais puisse sortir de son mutisme mémorable. Toutefois, le citoyen Gabonais est resté outré par la confusion insultante que Pascaline Bongo s’est lancée avec une tonalité de marché et une arrogance de suffisance autocratique. On aurait dit la reine mère moyenâgeuse parlant à ses sujets. Allant jusqu’à comparer les symboles de la République Gabonaise à sa vue de l’esprit imaginaire malveillant et totalement aberrante. Sa bourde est intervenue en fin d’entretien par les explications qu’elle souhaitait donner aux symboles nationaux : le sceau et les armoiries gabonais.

Pour l’aînée de la famille Bongo, les armoiries nationales représentées par deux panthères noires seraient respectivement son frère Ali Bongo et d’elle-même, tandis que le sceau "la mère allaitante" serait son défunt père Omar Bongo Ondimba qui aurait tout donné à la nation Gabonaise à travers ses nombreux pillages et détournements des richesses notamment pétrolières gabonaises. En l’alimentant y compris Pierre Péan en faisant écho à (la République des mallettes d’argent) et les partis politiques français et africains en l’occurrence. De telles déclarations font du Gabon une propriété familiale aux allures de royauté et les Gabonais les sujets de la famille Bongo. Ce qui est totalement inacceptable et réfutable dans le fond et dans la forme.

L’oeil du citoyen a pu lire dans le livre Mensonges et pillages au Gabon, Pierre Péan, des tractations sur les manœuvres liées à la délivrance de l’acte de naissance n°65/22/A3 du 29 mai 2009 de l’actuel président gabonais. Celui-ci n’aurait pas été établi suivant l’acte de naissance de la mairie de Brazzaville, mais suivant l’acte de naissance n°201/A3 du 28 février 2000 établi jadis par son oncle, Jean Boniface Assélé, ancien maire du même arrondissement. Ce dernier lui aurait été délivré selon Péan par par le maire du 3e arrondissement de Libreville, le tristement célèbre manipulé, Serge William Akassagha Okinda. Plus grave, selon Péan, "les officiers signataires de ces actes d’état civil (...) n’étaient pas habilités à le faire, ce rôle étant réservé au seul officier de la mairie du premier arrondissement". Ce vrai-faux acte de 2009 aurait été lui, établi par Ali Bongo 10 jours avant la mort d’Omar Bongo en vue "de se prémunir de l’article 10".

Réagissant sur les révélations du livre du journaliste enquêteur de renom français, Pierre Péan précisément contenues dans le chapitre 11 intitulé "Ali se fait fabriquer un faux acte de naissance" remettant en question la nationalité gabonaise de son frère Ali, madame l’énarque sous le choc s’est lancée dans une défense affirmée de son cadet et de la mémoire du patriarche défunt Omar Bongo Ondimba. Tout en se fourvoyant par des affirmations strictement inconvenantes, car ill faut souligner que les déclarations de Pascaline Mferri Bongo portent atteintes à la loi fondamentale du Gabon. Car elles remettent en cause l’article 2 de la Constitution Gabonaise du titre premier qui régi la souveraineté nationale du Gabon.

Petit rappel sur les symboles de la République Gabonaise et non du Bongoland

L’œil du citoyen est conscient que le droit de réponse existe et lorsqu’un livre révèle des informations diffamatoires erronées touchant personnellement la dignité d’un homme ou d’une famille. Pour cela, une procédure judiciaire est logique notamment à travers un acte de plainte. Pascaline Mferri Bongo accuse Pierre Péan, leur ancien troubadour-larbin d’avoir succombé aux « kongossas », langage gabonais signifiant des informations erronées et absurdes. Ceci est tout à fait naturel et compréhensible, notamment si elle possède des preuves contraires. En l’occurrence,une analyse médicale nous éclairant sur l’ADN et une copie originale de son acte de naissance de son frère Ali établi par la mairie de Brazzaville par exemple. Cette preuve mettra fin à cette sempiternelle accusation d’usurpation d’identité en contournant son adoption qui lui aurait empêcher d’accéder au pouvoir en 2009, car il s’agit d’une violation flagrante de la Constitution. Mais non, la gardienne du trésor pillé des Bongos profite de son interview pour bafouer la Nation Gabonaise. Ceci est inacceptable dans le fond et dans la forme.

Pour rappel, L’œil du citoyen informe à nouveau Pascaline Bongo que les armoiries du Gabon furent dessinées par l’héraldiste et vexillologue suisse Louis Mühlemann, un des membres fondateurs de la Fédération internationale des associations vexillologiques (FIAV) avant sa naissance et celui de son père. Et non par son père Omar Bongo Ondimba. Au rebours des allégations comparatives abêties de Pascaline Bongo qui font des symboles républicains Gabonais l’émanation de la représentation des deux panthères noires qui représenteraient son frère Ali Bongo et elle, deux garants de la sécurité de la famille et de leur royaume, le Gabon. Et que la mère allaitante est la représentation de son père Omar Bongo Ondimba qui aurait tout donné à la nation gabonaise. En allaitant tout le peuple dont la grande majorité se trouve de nos jours sans électricité, sans eau, sans auto-suffisance alimentaire, sans moyens conséquents pour se soigner. Et qui vit la peur au ventre avec les rats dans une insalubrité inhumaine, avec les crimes rituels, dans un chômage grandissant.

Drôle d’imposture, car les significations de l’emblème du Gabon sont les suivantes depuis son accession à la souveraineté nationale, "d’or, à la nef de sable équipée du même, au pavillon du Gabon, tiercé en fasce de sinople, d’or et d’azur, navigant sur une mer d’azur ; au chef de sinople, chargé de trois besans d’or. Les émaux représentent la forêt équatoriale (sinople), le soleil (or) et l’océan (azur). Les besans d’or montrent l’abondance minérale du pays. La nef (navire) représente le Gabon qui part en direction d’un avenir meilleur. L’écu est tenu par deux panthères noires. Elles symbolisent la vigilance et la valeur du président qui protège la nation. Il est posé sur un okoumé (arbre utilisé notamment dans la production du contreplaqué, l’une des premières ressources du Gabon) symbolisant le commerce du bois".

Pour rafraîchir la mémoire de la gardienne du temple royal de la famille Bongo, le sceau de la République Gabonaise est une « Maternité Allaitante », c’est-à-dire une mère qui allaite son enfant. La mère représente la République, l’Etat Gabonais qui nourrit ses enfants, les protège, les soigne, les éduque et veille en permanence sur leur bonheur.L’enfant représente chacun d’entre nous, membre d’une famille, la nation gabonaise à qui nous devons respect, obéissance et amour.

Si Madame Mferri Bongo, la prétendue énarque intellectuelle de la famille Bongo semble l’ignorer, selon la Constitution Gabonaise, le Gabon est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Il affirme la séparation de l’État et des religions et reconnaît toutes les croyances, sous réserve du respect de l’ordre public. La République gabonaise assure l’égalité de tous les citoyens devant la loi, sans distinction d’origine, de race, de sexe, d’opinion ou de religion. L’emblème national est le drapeau tricolore, vert, jaune, bleu, à trois bandes horizontales, d’égale dimension. L’hymne national est "La Concorde". La devise de la République est : "Union-Travail-Justice". Le sceaux de la République est une "Maternité Allaitante". Son principe est : "Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple".

Selon un internaute, ’l’insulte faite ce soir aux symboles sacrés de la république, symboles dont leur défunt père n’a jamais eu l’audace de revendiquer l’inspiration, la conception et la paternité est un affront fait au peuple gabonais sans distinction d’appartenance ethnique, provinciale ou politique." De telles affirmations laissent à penser que la famille Bongo considère le pays comme leur propriété familiale. Le Gabon serait pour la famille du défunt président Omar Bongo Ondimba, un royaume dynastique dont tous les citoyens Gabonais seraient des sujets à leur merci totalitaire.

Malheureusement cette bourde de Pascaline Mferri Bongo Ondimba est révélatrice, car elle nous éclaire davantage sur la conception insipide et incongrue qu’entretiennent les Bongos au sujet de République Gabonaise. Seul le peuple dans son ensemble doit en être conscient afin d’instaurer un éveil des mentalités qui semblent pour l’instant ensommeillées par le système politique PDG-Bongo. Et surtout épris par une crainte et une peur pathologique qui leur empêche de se rendre compte que la libération de leur pays ne passera aucunement par les hommes politiques de tous bords. Ils ont tous échoué par des compromis et des intérêts personnels d’enrichissement au détriment des aspirations du peuple. Mais ce changement tant espéré se fera uniquement par un soulèvement populaire revendicatif d’un Etat de droit Républicain au Gabon où tous les abus autocratiques, par le biais du système politique machiavélique PDG, les pillages des deniers du pays seront tous réprimandés condamnés par la loi.


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