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Deux hauts responsables gabonais en viennent aux mains au Conseil économique et social

Deux hauts responsables gabonais en viennent aux mains au Conseil économique et social
Georgette Koko (gauche) et sa rivale d’hier Jeannette Ontsia Nsiama (droite) © 2017 D.R./Info241

L’atmosphère était explosive hier après-midi dans les locaux abritant le Conseil économique et social (CES) de Libreville. Et pour cause, une grosse bagarre aurait éclaté entre la présidente de l’institution, Georgette Koko, et l’une de ses ajointes, Jeannette Ontsia. Gifles, coups de poing et pamphlets en tout genre auront ponctué la bataille musclée entre les deux femmes pourtant d’un certain age.

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Rien ne va plus entre Georgette Koko (64 ans) et sa 2e vice-présidente Jeannette Ontsia épouse Nsiama. En réunion mardi après-midi au cabinet de la présidente du CES, la question financière aurait fâché les deux présidentes. Georgette Koko étant accusée par les membres du CES de bloquer volontairement le paiement de plusieurs mois de primes impayées (entre 4 et 6 mois) alors qu’elle toucherait dans le même temps une prime mensuelle de 18 millions.

La bagarre entre les deux inconciliables présidentes aura été si importante qu’il aura fallu l’interventionnisme musclé de la gente masculine présente pour séparer nos deux bagarreuses constitutionnelles. Une situation plutôt inédite, comme l’on confié plusieurs participants à cette réunion de cabinet hier. Ce d’autant que plusieurs membres sont vent debout devant l’attitude "esclavagiste" de la présidente du CES qui s’offrirait tous les avantages financiers et priverait les autres membres de leurs prébendes.

« C’était pathétique. Comme deux rivales cocufiées qui se battaient pour un concubin  » a confié l’un des membres présent à cette réunion qui s’est terminée en conflit entre les deux femmes. De cette scène inimaginable, on apprend donc que la crise financière qui secoue actuellement le Gabon n’épargne en rien le CES. Crise qui occasionnerait la grogne de ses membres qui n’auraient plus droit à certaines de leurs primes de la seule volonté de la présidente, qui dans le même temps, ne se priverait pas de jouir des siennes.

Une institution constitutionnelle où ses membres ont du mal à se tenir face à l’argent et surtout indignes de la discipline qui se doit de prévaloir dans des institutions républicaines aussi prestigieuses. Rappelons que le CES participe à toute commission d’intérêt national à caractère économique et social. Il est chargé de donner son avis sur les questions à caractère économique, social ou culturel portées à son examen par le Président de la République, le gouvernement, le parlement ou toute autre institution publique.

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