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Paix en Centrafrique

Un soldat gabonais arrêté à Bangui pour tentative de vente de munitions de guerre


International
  • L’adjudant Roland Hugues Mandoukou aurait été pris la main dans le sac © 2018 D.R./Info241
Publié le 14 avril 2018 à 06h20min

Alors que le Gabon a décidé le mois dernier de retirer ses troupes militaires basées en Centrafrique, on apprend que l’un de ses 450 casques bleus a été arrêté hier après-midi à Bangui pour vente illicite de munitions de guerre à des individus présentés comme des miliciens d’autodéfense. L’adjudant gabonais, Roland Hugues Mandoukou, aurait été pris la main dans le sac alors qu’il tentait de faire sa transaction « frauduleuse » dans un quartier du 3e arrondissement de la capitale centrafricaine.

Décidément le contingent gabonais en poste à Bangui n’en fini pas avec les scandales. Aux les accusations de viols, il faudra désormais ajouter celle de vente illégale de munitions. Selon plusieurs sources interrogées par Info241, un adjudant de l’armée gabonaise Roland Hugues Mandoukou, membre de la Mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), a été arrêté vendredi après-midi à Bangui.

Le soldat de la paix de l’armée gabonaise, en civil, aurait tenté à bord d’une moto-taxi de vendre près de 1.100 minutions de guerre contenus. Roland Hugues Mandoukou en poste à l’aéroport de Bangui Mpoko convoyait dans son sac lesdites munitions à bord de ce moto-taxi jusqu’au quartier PK5, dernière enclave musulmane dans la capitale centrafricaine. C’est là que l’officier gabonais devait rejoindre son « client ».

Le casque bleu gabonais et sa cargaison illicite aux mains des gendarmes centrafricains

C’est le chauffeur du moto-taxi qui aura finalement donné l’alerte aux gendarmes centrafricains qui ont établi plusieurs check-points de contrôle dans la capitale. Appréhendés, Roland Hugues Mandoukou a été transféré à la brigade centrale sans que l’on puisse avoir des traces de son « client » que le chauffeur du moto-taxi craignait de voir débarquer.

Selon un juriste spécialiste du droit pénal et des traités internationaux, contacté par nos confrères centrafricain du CNC, estime que l’arrestation de l’adjudant Rolland Hugues Mandoukou ne repose sur aucun fait matériel et juridique en tant que tel. Le fait de transporter des munitions ne fait pas de lui un trafiquant d’armes ou de minutions.

Selon cet expert, le soldat gabonais n’a pas été arrêté au moment de la transaction avec son interlocuteur et donc, les faits qui lui sont reprochés pour le moment reposent sur des faits circonstanciels, intentionnels et non matériels. De plus, il semble que c’est la version du conducteur du taxi-moto qui est privilégiée. En conséquence, il devrait être libéré sans accusation formelle à la fin de sa garde-à-vue. De plus, les soldats des nations-unies dans le pays, sont protégés par des traités internationaux de l’ONU.

En tout cas, cette affaire, bien embarrassante pour la MINUSCA et pour le Gabon qui décidé de retirer ses quelques 450 casques bleus en poste dans le pays. Cette décision du Gabon devrait être effective qu’en juin prochain.

Rappelons que le quartier PK5, est théâtre des combats depuis le 8 avril entre les forces de la MINUSCA, appuyée par l’armée centrafricaine et des miliciens d’autodéfense dudit quartier. L’objectif du gouvernement centrafricain et de la MINUSCA était de désarmer ces milices d’autodéfense qui mettent mal à l’aise les habitants de ce quartier de Bangui.


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