Bavure policière

Un père porte plainte pour la mort de sa fille tuée par la police gabonaise au PK7

Un père porte plainte pour la mort de sa fille tuée par la police gabonaise au PK7
Le père et sa fille (en médaillon) © 2020 D.R./Info241
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Vendredi dernier, il n’y a pas que la justice populaire qui ait fait des victimes innocentes suite à la psychose née de l’enlèvements d’enfants présumés au Gabon. La police aurait elle aussi tué ce jour-là, une commerçante de 44 ans au quartier PK7, dans le 3e arrondissement de Libreville. C’est en tout cas, ce que soutient le père de cette femme assassinée qui a saisi plusieurs unités de police dont l’inspection générale de la police, la police judiciaire et la Direction générale des recherches (DGR) pour obtenir justice. Une bavure qu’a d’ores et déjà reconnu à demi-mot hier, le procureur de Libreville André Patrick Roponat.

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Il n’y a visiblement pas que la justice populaire qui tue au Gabon. Alors que l’information n’avait été nullement évoquée par les autorités, il semblerait bien que la police gabonaise ait fait aussi une victime. Les policiers gabonais qui tentaient de sécuriser la capitale, auraient eux aussi commis l’irréparable en tuant lors d’une patrouille de maintien de l’ordre suite à des barricades dans ce quartier, la commerçante Chimène Flore Bitoghi Mangongo. Ce crime porte à trois, le nombre de victimes de ce vendredi noir.

La chaise ensanglantée et l’étable de la commerçante tuée

Une plainte a en effet été déposée par Robert Libita Mikolo, père de la femme assassinée par la police, à l’inspection générale de la police gabonaise. « J’ai l’honneur de venir auprès de votre haute bienveillance porter plainte contre X pour le meurtre sur la personne de ma fille, la dénommée Bitoghie Mangongo Chimène Flore », a écrit le père septuagénaire, meurtri par la disparition prématurée de sa fille.

Le témoignage du père de la victime

Avant de pointer clairement la responsabilité de la police dans la disparition de sa fille. « Le vendredi 24 janvier 2020 aux environs de 23 heures, ma fille qui exerce un petit commerce au petit marché du PK7 a été abattue par des agents qui seraient de la police en patrouille dans ladite zone », peut-on lire dans son document de dépôt de plainte contre X adressée à plusieurs unités de police.

Le meurtre de Chimène Flore Bitoghi Mangongo peu évoqué par les autorités qui ont pourtant largement communiqué sur ces événements ces derniers jours, masque mal leur embarras. Des autorités qui avaient vite fait de diaboliser les populations et les réseaux sociaux dans les événements de "justice populaire" survenus vendredi dernier. Reste à savoir ce quelles feront de cette énième bavure policière, à mettre à l’actif de la police gabonaise.


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