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Dessous de justice

Noureddin Bongo accusé d’être le bourreau de BLA et « l’instigateur » de l’opération scorpion

Noureddin Bongo accusé d’être le bourreau de BLA et « l’instigateur » de l’opération scorpion
Noureddin Bongo accusé d’être le bourreau de BLA et « l’instigateur » de l’opération scorpion © 2020 D.R./Info241

Le fils d’Ali Bongo, Noureddin Bongo, croule sous les accusations de toute part. Après la société civile gabonaise qui accuse ce jeune franco-gabono-marocain d’enrichissement illicite, voilà que l’ancien directeur de cabinet présidentiel Brice Laccruche Alihanga (BLA) sonne à son tour la charge via ses avocats. Via une plainte contre X déposée mardi en France pour « détention arbitraire » BLA désigne bien Noureddin comme l’homme à l’origine de sa chute et par ricochet, l’homme derrière l’opération mains-propres qui continue de jeter en prison les cadres de l’AJEV.

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Noureddin Bongo n’a que 27 ans mais il est déjà au cœur de plusieurs polémiques touchant le cœur du fonctionnement de l’Etat gabonais et de sa justice. Selon l’un des avocats français de BLA interrogé par RFI, Dominique Inchauspé, la « détention arbitraire » de l’ancien « messager intime » ne serait pas l’œuvre d’Ali Bongo comme l’indique la propagande officielle mais celle de son fils Noureddin Bongo. Une version qui interroge sur le pouvoir de ce « fils du président » sur l’action de la justice gabonaise.

Noureddin, l’instigateur !

Selon l’avocat parisien de l’ancien directeur de cabinet jeté en prison le 13 décembre dernier, la plainte déposée en France contre X porte sur la « détention arbitraire » des frères Alihanga (Brice et Grégory) mais également pour les « violences volontaires » et « menaces de mort » dont ils auraient été l’objet depuis le début de la procédure judiciaire gabonaise. Pour l’avocat, « l’ensemble des décisions juridiques au terme desquelles ils se sont retrouvés en détention sont parfaitement arbitraires et illégales ». D’où la plainte déposée en France.

L’avocat de BLA sur RFI, à propos de la plainte déposée en France

Bien que cette plainte pour « détention arbitraire » soit officiellement portée contre X, l’avocat n’a pas manqué de désigner l’instigateur de toute cette procédure gabonaise. « Formellement, c’est une plainte contre X mais nous désignons clairement les personnels judiciaires qui sont intervenus dans l’ensemble du processus. Parmi les personnes qui ont concouru à cette détention arbitraire nous citons monsieur Noureddin Bongo qui semble avoir joué un rôle prépondérant dans l’instigation de toute cette opération ».

Un fils intouchable

Comme preuve de cette impunité présidentielle qui se conjugue en famille au Gabon, le procureur de Libreville a fait interdire le 15 janvier dernier, les détracteurs du fils prodige du pouvoir gabonais, la sortie du territoire au nom du « bon déroulement de la justice » dans la triple plainte qui oppose Jean Remy Yama, Georges Mpaga, Marcel Libama et Ghislain Malanda à Noureddin Bongo. Sauf que le procureur a omis d’imposer la même mesure coercitive au fils du président gabonais, bombardé coordinateur des Affaires présidentielles le mois dernier.

Des vices de forme qui montrent bien où penche la justice gabonaise face aux accusations de corruption et de blanchiments de capitaux qui touchent celui qui est président à tord comme à raison comme le dauphin d’Ali Bongo pour la succession famille à la tête du Gabon que s’offre les Bongo de père en fils depuis 1964 au Gabon. Des accusations naturellement démenties par le porte-parole présidentiel qui crie à la totale impartialité du parquet pourtant contrôlé par Ali Bongo.


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