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Traque policière

Malversations financières : les Ajeviens désormais traqués par la justice gabonaise

Malversations financières : les Ajeviens désormais traqués par la justice gabonaise
Quelques cadres de l’AJEV déjà dans le viseur de la justice gabonaise © 2019 D.R./Info241

Il ne fait plus bon d’avoir appartenu au premier cercle de pouvoir de l’ancien directeur de cabinet présidentiel, Brice Laccruche Alihanga Fargeon. Après sa chute de son piedestal le 7 novembre pour une fonction au gouvernement, les membres de son association politique de soutien à Ali Bongo, AJEV, nommés à des postes juteux depuis août 2017, sont plus que jamais dans la tourmente judiciaire. Plusieurs interpellations ont déjà eu lieu cette semaine autour de la gestion de ces cadres de l’AJEV, eux aussi démis de leurs fonctions lors du conseil des ministres du 7 novembre.

Sale temps pour les hommes de mains de Brice Laccruche Fargeon, propulsés dans l’administration publique gabonaise durant son règne controversé à la Présidence gabonaise. Depuis ce mercredi, plusieurs cadres de l’AJEV déchus font les frais d’interpellations pour malversations financières et leur gestion à la tête d’entités publiques. L’on a même appris que plusieurs d’entre eux dont Fargeon lui-même, sont frappés d’interdiction de quitter le territoire national pour le temps de cette enquête qui fait grand bruit.

Les proches de l’ancien puissant directeur de cabinet dans la tourmente

Depuis mercredi, la justice gabonaise par le biais de la Direction générale des recherches (DGR, gendarmerie) et le Direction générale de la contre-ingérence et de la sécurité militaire (B2, militaire) sont sur les traces de ces hauts cadres, démis de leurs fonctions lors du séisme du dernier conseil des ministres. Ismaël Ondias Souna (ancien DG de la Caistab et de la SEM), Patrichi Christian Tanasa Mbadinga (ancien DG GOC), Renaud Allogho Akoue (ancien DG de la CNAMGS), Jeremy Ayong (ancien DG GOM) ont déjà été entendus par ces services de police proches du palais présidentiel. Et la liste pourrait encore s’agrandir.

Ces Ajeviens sont plus que jamais sommés de s’expliquer sur les nombreuses malversations financières à l’origine de leur éviction. Bien que les autorités policières se refusent encore à commenter leur opération actuellement en cours, il est plus que certain que la terre continuera de trembler sous les pieds des proches de Brice Fargeon depuis le 7 novembre. Des interpellations qui interrogent sur la gestion de ces Ajeviens qui criaient à qui voulaient l’entendre, être au service du bien-commun, de l’intérêt général des populations. Qui croire ?


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