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Tensions internes

Le groupe PDG désavoue le bureau de l’Assemblée nationale sur la reforme des bourses


Politique
  • Martin Mabala, le président du groupe PDG à l’Assemblée nationale lors de la lecture de son communiqué © 2019 D.R./Info241
Publié le 15 avril 2019 à 07h16min

Décidément, le parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir depuis 1968) a du mal à affiner sa position face à la reforme controversée des bourses. Alors que le bureau de l’Assemblée nationale gabonaise avait invité le 11 avril le chef du gouvernement à surseoir cette reforme au nom de la « paix sociale », voilà que ce dimanche soir, le président du groupe parlementaire PDG le désavoue publiquement. Les députés PDG recadrent ainsi la pensée du premier vice président de l’Assemblée, le général d’armée à la retraite Idriss Ngari, dans la confusion suscitée par ses propos contre le gouvernement.

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Cacophonie politicienne ou cacophonie parlementaire ? Difficile de trancher. Le groupe parlementaire PDG à l’Assemblée nationale, mécontent de « l’interprétation multiple » faite du courrier de l’Assemblée nationale demandant au gouvernement de surseoir sa reforme décriée, s’est cru obligé de réaffirmer son soutien au gouvernement par le biais d’un communiqué lu par son président, dimanche soir sur la télévision publique gabonaise.

Dénonçant une « récupération politicienne » du courrier d’Idriss Ngari, Martin Mabala a tenu à rappeler que les députés PDG soutenaient toujours la reforme querellée et le gouvernement de Julien Nkoghe Bekale. En effet, a-t-il souligné, les députés de la majorité PDG « restent en phase avec la communication officielle faite par le parti démocratique gabonais en date du 11 avril » soutenant la reforme combattue par les élèves depuis plusieurs jours et qui a valu suspension des cours « jusqu’à nouvel ordre » des autorités.

Le communiqué du groupe des députés PDG

Des paroles et un communiqué qui sonnent comme un total désaveux de l’initiative pourtant salutaire prise par le bureau de l’Assemblée nationale. Celle-ci appelait le gouvernement à privilégier le dialogue devant la colère sociale suscitée par cette reforme auprès des élèves, leurs parents et les syndicats du secteur. Par cette sortie de clarification, le parti au pouvoir parait traversé par des tensions internes sur la conduite à tenir face à cette reforme déjà décriée avant même son entrée en vigueur.


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