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La Française Laure Bigourd accusée d’avoir précipité la mort d’une journaliste de Gabon24

La Française Laure Bigourd accusée d’avoir précipité la mort d’une journaliste de Gabon24
La Française Laure Bigourd accusée d’avoir précipité la mort d’une journaliste de Gabon24 © 2019 D.R./Info241

Gabon24, la chaîne de télé toute info de la Présidence gabonaise est en deuil. Svetlana Glawdys Maganga (33 ans), journaliste à la chaîne de télévision pilotée depuis la Présidence par la Française Laure Bigourd, directrice générale de Gabon24, est décédée jeudi soir des suites d’une courte maladie. Un décès qui serait en partie favorisé par la direction de la chaîne publique qui aurait privé de salaire la journaliste, en plus de l’harceler moralement par voie d’huissier. Toute chose qui n’aurait pas faciliter ses soins. Une situation à l’origine déjà d’une pétition lancée samedi, appelant à la destitution de la très controversée Laure Bigourd.

La journaliste avait officié notamment à Radio Sport avant de rejoindre Gabon24

Alors que le monde de la communication pleure encore Svetlana Glawdys Maganga décédée jeudi dernier, à la fleur de l’age, ses collègues ne peuvent s’empêcher de pointer le management de leur patronne, Laure Bigourd (41 ans, immigrée au Gabon depuis plus d’une décennie), comme à l’origine du décès de la journaliste. A tel point qu’une pétition en ligne qui totalise déjà près de 800 signataires, appelle à la destitution de la protégée de Ike Ngouoni, le porte-parole de la Présidence gabonaise et président du conseil d’administration de Gabon24.

Une journaliste sous pression

Selon certaines indiscrétions, Svetlana Glawdys aurait fait une dépression suite aux conditions de travail jugées exécrables à Gabon24, à l’origine de plusieurs départs de journalistes de la chaîne. Menacée de licenciement, la journaliste dont l’état nécessitait pourtant du repos et des soins, aurait continué à travailler sous cette contrainte avant de chuter à nouveau et de succomber le 27 juin dernier. D’où la colère de ses proches qui ont tenu vendredi une réunion pour préparer une série d’hommages à l’illustre disparue.

La tête de cette Française immigrée au Gabon depuis plus de 10 ans, désormais mise à prix

Avec la pétition baptisée"Justice Pour Svetlana Glawdys Maganga" lancée le 29 juin sur la plateforme Avaaz, ses proches et collègues tentent de sensibiliser l’opinion, la Présidence de la République gabonaise, l’Assemblée nationale gabonaise et le ministère de la Justice sur les circonstances de la disparition tragique de la journaliste. La pétition qui fait déjà grand bruit dans la corporation, révèle que durant son hospitalisation Svetlana Glawdys Maganga était victime de harcèlement moral de la part de la direction de la chaîne, donc de son employeur.

Poussée à la démission

« Le directoire a demandé à cette dernière de signer un document dans lequel elle s’engage à ne plus tomber malade au risque de perdre son emploi », relève le document explicatif. Avant d’ajouter que « Ne pouvant plus travailler, la direction générale de Gabon24 a décidé de priver Svetlana Glawdys Maganga de son salaire, l’empêchant ainsi d’avoir accès à un traitement de qualité. Malgré les justificatifs des examens médicaux la direction a refusé de payer à Svetlana Glawdys Maganga son salaire ».

La pétition en ligne lancée contre la patronne de Gabon24

Alors sur son lit de malade, la direction de la chaîne publique avait même acté « sa procédure de licenciement ». Svetlana Glawdys Maganga luttant contre la maladie, avait reçu la visite d’un huissier de justice « venu à son chevet lui demandant de signer certains documents », affirme la pétition. De quoi laisser songeur sur les méthodes managériales de Laure Bigourd. Une situation certainement en phase avec la vision d’Ali Bongo sur le journalisme made in Bord de mer.


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