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Secrets d’Etat

Lanlairegate : de nouvelles froides révélations sur le régime d’Ali Bongo


Politique
  • Lanlaire lors de sa conférence de presse du 7 mars © 2015 D.R./Info241
Publié le 11 mars 2015 à 16h37min

La série de révélations de l’affaire "Lanlaire vs Bongo" s’est de nouveau poursuivie samedi dernier lors d’une désormais traditionnelle conférence de presse au cours de laquelle, cet ancien intime de la famille du président Ali Bongo, déballe les frasques de ce clan détenteur d’un trop plein de pouvoir aux commandes du Gabon depuis 1967. Celui qui se présente désormais comme le "sauveur du Gabon", n’y est pas allé du dos de la cuillère pour dépeindre à nouveau le régime Bongo et ses pratiques odieuses.

Au cours de cette conférence de presse, Lanlaire s’est dit outré des déclarations de son ancien compagnon de guerre, Celestin Ella Ollomo (CEO), avec qui il avait débuté en novembre dernier, sa série de désacralisation du pouvoir gabonais. CEO, par ailleurs en fronde contre la Convention de la diaspora gabonaise (CDG), lui aurait ainsi fait une entourloupe pour toucher 15.000 € de la présidence gabonaise pour saborder son opération de dénonciation médiatique "visant à informer les gabonais de la moralité douteuse et scandaleuse de ceux qui les gouvernent".

La vidéo de cette conférence sous les auspices de la CDG faite dans un hôtel à Paris, d’une durée de près de 3 heures a été mise en ligne en 3 parties que la rédaction d’Info241 n’a pas résisté à l’envie de vous les partager. La première partie enregistre déjà plus de 13.000 vues, où l’on retrouve un Ange-Landry Mbeng (alias Lanlaire) de plus en plus à l’aise avec cet exercice.

Le révolté citoyen Gabonais, qui assume sa bisexualité, y dénonce les contradictions des opposants gabonais. Il invite l’opposition notamment les membres du Front uni à l’unité pour vaincre Ali Bongo. Au lieu de se fendre dans des calculs politiques avilissantes en fomentant des divisions serviles qui tendent à freiner le mouvement de révolte populaire contre le régime clan famille Bongo-PDG d’Ali Bongo

Pour Lanlaire dont la mère aurait été empoisonnée par la "République", en complicité avec son beau-père, proche du palais du bord de mer, seuls les opposants Jean Ping, Casimir Oye-Mba et Jean Eyeghe-Ndong n’auraient pas participé avec le régime Bongo à des crimes rituels qui sont légions au Gabon. La prétendue homosexualité d’Ali Bongo y est de nouveau abordée pour la qualifier d’homosexualité diabolique dont il se servirait pour s’accaparer des "chances, de l’énergie vitale" de ses victimes.

M. Mbeng évoque également "la différence entre l’homosexualité assortie des pratiques qu’ils qualifient de sataniques que perpétraient le président présumé faussaire de la République Gabonaise, Ali Bongo Ondimba et celle de la libre orientation sexuelle qui demeure une pratique non conforme aux mœurs gabonaises.

Dans la deuxième partie de cette conférence, il affirme que le président Ali Bongo en complicité avec son maître vaudou, Maixent Accrombessi, actuel directeur de cabinet de la présidence de la République auraient tué la défunte épouse d’Omar Bongo, Edith-Lucie Bongo, née Sassou Nguessou (fille de l’actuel président de la république du Congo).

Dans sa diatribe virulente contre le régime d’Ali Bongo, en panne de légitimité et de légalité, Landry Mbeng révèle la préparation d’un prétendu coup d’Etat contre la République du Bénin, toujours par le tristement célèbre le pilleur présumé, directeur de cabinet présidentiel d’origine béninoise, Maixent Accrombessi.

Le citoyen gabonais tenu en exil forcé exhibe volontiers qu’il aurait en sa possession des secrets d’Etat dont il est prêt à confier à une opposition réellement engagée. Anges Landry Mbeng explique-t-il dans sa vidéo, posséderait des photos compromettantes d’Ali Bongo et de nombreux hommes politiques en pleins ébats sexuels. Selon lui le gotha d’hommes politiques ayant des fonctions ministérielles au Gabon de Blaise Louembe en passant par Jean Pierre Oyiba s’adonneraient à des pratiques sexuelles pernicieuses avec Ali Bongo.

L’exilé courageux dont plusieurs sons de cloches de nombreux Gabonais férus des réseaux sociaux saluent la bravoure a fortement décrié la mise en place d’un système téléphonique de surveillance. Aussi, ajoute Landry Mbeng, des actes illégaux d’espionnage du peuple gabonais seraient malicieusement exécutés quotidiennement par les services de renseignement de la présidence de la République du Gabon sous les ordres de Jeff Bongo, qui a été son "amant chouchou", un des membres de la fratrie Bongo.

Concluant sur un fait curieux en révélant que certains joueurs gabonais de football seraient impliqués dans des réseaux "sataniques homosexuels". Il faut souligner qu’il a tenu à réhabiliter le combat que mène les membres de la CDG face aux allégations de CEO, qui animera pour sa part une conférence de presse infantile et sordide, le 13 mars prochain.

Il faut rappeler que le combat que mène la diaspora gabonaise exige une certaine cohérence et une logique dans la méthode. D’où il faut combattre cette pitoyable attitude qui frôle l’irresponsabilité répugnante qui guette certains membres actuels des mouvements politiques de la diaspora gabonaise.

La diaspora gabonaise déterminée gagnerait à parler de la même voix, en s’accordant sur la bataille politique. Il ne s’agit pas de se lancer dans une guéguerre de leadership qui discréditerait ces actions volontaires pleines de ténacité.

Les membres de la CDG et CEO doivent à tout prix se parler d’une manière apaisée. En évitant un spectacle médiatique de dénigrement qui ne servira au grand jamais la cause primordiale et essentielle : la fin du régime à des allures dictatoriales d’Ali Bongo en panne de légitimé et de légalité.

En tout cas, les membres de la diaspora politique gabonaise de France doivent nécessairement s’inspirer des figures marquantes de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF) à l’instar du valeureux martyr Gabonais, M. Germain Mba. Ce farouche opposant qui pendant ses études à Paris, avait créé avec des membres de l’Association générale des étudiants gabonais en France (AGEG), le Mouvement gabonais d’action populaire lors du référendum de 1958 afin de lutter contre le régime néocolonial qui avait installé "les gouverneurs noirs", Léon Mba et Albert Bernard Bongo à la solde des réseaux Foccart de De Gaulle.

Ou encore, ils ont l’obligation de se remémorer le combat efficace pour les indépendances qu’avait mené la diaspora étudiante africaine toujours sous le label de la FEANF à travers des figures de proues comme : Solange Falade (Benin, ancien Dahomey), Amadou Mahtar M’Bow (Sénégal), N’ki Traoré (Guinée Conakry), Abdou Moumouni (Niger).

Tout en portant un mouvement cohérent et sérieusement réfléchi, sans disperser des synergies par le biais des débats de cloché. Ceci, afin de rêver à l’acte de décès de la fin du régime cinquantenaire incarné par le BOA (Ali Bongo Ondimba) et du système politique machiavélique de la machine de fraude électorale PDG.


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