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Scandale

Le patrimoine foncier de la mairie de Libreville bradé illégalement à des particuliers


Société
  • Une vue de la réunion entre les deux entités de l’Etat © 2019 D.R./Info241
Publié le 14 mai 2019 à 11h01min

Les scandales touchant les fonctionnaires de l’Etat semblent devenir légion au Gabon. Après l’affaire des 353 containers dérobés à la justice, voilà que l’on apprend que plusieurs fonctionnaires ont bradé le patrimoine de l’Etat dans plusieurs quartiers de Libreville. Une sordide affaire de corruption rendue publique à la suite d’une réunion de travail entre le ministre gabonais de l’Habitat, de l’Urbanisme et au Logement, Régis Immongault Tatangany et une délégation de la mairie centrale de Libreville conduite par le premier adjoint au maire, Serge Akassaga.

Les deux entités garantes du patrimoine foncier gabonais ont conclu que des réserves foncières municipales ont servi de menues braderies dans la politique de management des dossiers foncier à la mairie centrale de Libreville. Il ressort que le domaine public relevant de la municipalité est consciencieusement bradé au Gabon ! Constat tiré des réserves foncières détenues par la première municipalité gabonaise mais qui, curieusement sur le terrain se voient occupées par des opérateurs et autres particuliers.

L’instance municipale qui assure pourtant la présidence de la commission d’attribution des titres fonciers en est encore à s’étonner que certains dossiers d’acquisition des parcelles, tenez-vous bien… publiques à ces moments-là, soient passés sous les yeux passifs et complices du conseil municipal, entérinant ainsi de grosses bourdes ! « Nombre de ces documents ont été attribués sans réunir l’instance de délibération municipale » a expliqué Serge Akassaga au sujet du patrimoine de l’Etat allègrement dilapidé.

Tel est le cas de la vallée Sainte Marie, un cas patent d’occupation illégale que le ministre n’a pas manqué de soulever. Témoignant ainsi de viles opérations de braderies compromettantes pour l’Etat. Une dilapidation confortée par ce cas de cession de parcelle sur laquelle est érigée une école primaire publique au quartier Lalala (5eme arrondissement de Libreville).

L’acquéreur de ce patrimoine qui lui a été cédé gracieusement par la municipalité entend saisir la justice gabonaise afin de rentrer dans ses droits. Ce, en vertu d’un titre foncier obtenu en bon et due forme.

Une affaire qui entend déjà faire des grincements de dents et de probables agitations du côté des acquéreurs des parcelles publiques à qui la municipalité a tout bonnement bradé des titres fonciers. L’équipe municipale actuelle entend restaurer, par la force s’il faille, l’autorité de l’Etat. Il va s’en dire que la mairie centrale de Libreville aurait grand mal à se défausser des pratiques scélérates qui entachent son image.


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