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Controverses

La filiation d’Ali Bongo et ses nombreuses contradictions défenderesses


Analyse
  • La filiation d’Ali Bongo et ses nombreuses contradictions défenderesses © 2016 D.R./Info241
Publié le 30 juin 2016 à 11h42min

La question de la filiation controversée de l’actuel président gabonais continue de livrer son lot de légendes urbaines et de contre-vérités. Depuis l’ouverture de la polémique par le brûlot de Pierre Péan, nombreux sont les défenseurs d’Ali Bongo passés à la « barre » pour livrer des versions des faits de plus en plus contradictoires. Retour sur quelques unes.

D’abord, on sait officiellement qu’Ali Bongo est né le 9 février 1959 à Brazzaville, capitale de l’Afrique équatoriale française (AEF). Selon sa mère, la chanteuse Patience Dabany de son vrai patronyme Joséphine Nkama, son fils serait né par césarienne, une technique obstétrique naissante et donc quasi-inexistante à l’époque en Afrique.

Lire aussi >>> La petite sœur d’Ali Bongo est née 115 jours après sa venue au monde !

Le plus invraisemblable dans cette affaire de naissance, est que selon les registres d’Etat-civil de Franceville, la même mère-chanteuse aurait donné naissance à un autre enfant 3 mois et 23 jours plus tard après avoir mis au monde le nommé Ali Bongo. Là encore, cette probabilité défie toutes les lois de la biologie médicale et surtout les lois de la reproduction de l’espèce humaine. La petite sœur d’Ali Bongo serait ainsi née 115 jours après lui !

La troisième incohérence vient de la déclaration de naissance de sa venue au monde. L’officier d’Etat-civil prétendument signataire de la précieuse pièce brazzavilloise, Dominique NzalaKanda, ne pouvait être au Congo au moment des faits puisque muté en France. En clair, sa signature apposée au document défie à nouveau les règles de déontologie administratives, géographiques et mêmes temporelles qui veuillent qu’un seul individu ne peut être à deux endroits en même temps.

Ne parlons même pas du contenu de son « acte de naissance » qui jette le flou complet sur son authenticité. Dans celui-ci, Albert Bernard s’appelait déjà Omar Bongo, nom qu’il a usé que dès 2004. L’autre fait discutable est que sa mère lui aurait ainsi donné naissance alors qu’elle n’avait que 14 ans. Il serait donc ainsi né d’une adolescente visiblement pré-pubère dotée de toutes ses capacités reproductrices.

On le voit, les sorties des proches du président gabonais n’ont contribué en définitive qu’à faire enfler la polémique depuis fin 2014. Avant son accession au pouvoir en 2009, des rumeurs persistantes faisaient déjà état des origines controversées du futur numéro un gabonais mais sans qu’elles ne soient placées au centre des débats.

A quelques deux mois de l’ouverture de la joute électorale présidentielle, Ali Bongo gagnerait enfin à lever le moindre doute pesant sur sa filiation. Et faire mentir, une bonne fois pour toutes, ses détracteurs qui l’accusent de fouler au pied l’article 10 de la Constitution. Ce dernier interdit la convoitise du fauteuil présidentiel aux personnes ayant acquis la nationalité gabonaise.


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