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Devoir de mémoire

La diaspora gabonaise organise une semaine d’hommage aux martyrs du 31 août 2016

La diaspora gabonaise organise une semaine d’hommage aux martyrs du 31 août 2016
La diaspora gabonaise organise une semaine d’hommage aux martyrs du 31 août 2016 © 2017 D.R./Info241

Les massacres odieux des citoyens perpétrés par le régime d’Ali Bongo, le 31 août 2016 sont désormais ancrés dans la mémoire collective du Peuple Gabonais. C’est dans ce sens qu’en hommage aux martyrs, la diaspora gabonaise affiliée à Jean Ping a lancé une semaine de commémoration avec plusieurs activités : des marches citoyennes, sit-in, des messes du souvenir, comme ce fût le cas à la cathédrale de Strasbourg (capitale européenne) à la mémoire des martyrs assassinés pour avoir revendiqué la vérité des urnes. Mais aussi, des conférences débats autour du thème : « Elections présidentielles en Afrique, faut-il encore y croire ? : le cas du Gabon » et celle qui se tient aujourd’hui à Paris avec pour thématique : « Enjeux économiques et financiers du développement en Afrique. Le cas du Gabon ».

Selon le communiqué de presse du comité d’organisation consulté par Info241, l’idée de cette conférence est d’illustrer les difficultés de développement en Afrique au travers des enjeux économiques et financiers avec leur corolaire politique. Mais surtout de prendre à contre-pied l’idée selon laquelle les problèmes de l’Afrique sont civilisationnels et natalistes, raisons évoquées par Emmanuel Macron en président de la République française dont la politique africaine est axée sur la lutte contre l’immigration et le terrorisme islamique. Ce, au détriment des questions de démocratie, de souveraineté nationale et des droits de l’homme en Afrique francophone.

Faux rétorque la diaspora gabonaise apparentée à la coalition pour la Nouvelle République (Opposition) et la société civile libre, il y a certes ces réalités sociales à prendre en compte, mais les épineux problèmes de démocratie, de souveraineté monétaire et politique (le maintien et l’utilisation suicidaire du Franc des colonies françaises (FCFA) en Afrique francophone). Sans omettre la question de l’alternance démocratique, de l’impérialisme des dictatures et oligarchies africaines (l’oligarchie Bongo-PDG au Gabon), la présence des réseaux mafieux d’affaires Français et Françafricains, européens et occidentaux sont fondamentaux pour le développement de l’Afrique. Des solutions d’améliorations seront évoquées.

Ainsi à travers le thème « Enjeux économiques et financiers du développement en Afrique. Le cas du Gabon  », il s’agira d’analyser cette situation économique de l’Afrique partant du Gabon avec en ligne de mire la crise politique post-électorale. Régulièrement présenté comme le futur nouveau moteur de la croissance mondiale, le continent africain demeure désespérément pauvre malgré les innombrables richesses naturelles dont il jouit. À partir du cas gabonais, et dans une perspective africaine et internationale, un panel d’intervenants d’horizons et profils divers (universitaire, experts, personnalité politique,…) tenteront d’apporter des éclairages et solutions pour sortir de cette situation paradoxale et amorcer un développement économique réel. La table ronde est précédée d’une projection d’un extrait du film d’Eric Michel, "Mounana, les blessures invisibles" en présence de Aleksandra Chevreux, productrice et directrice de la maison de production Dock 66.

>L’affiche de la conférence de mardi au cinéma la Clef, sis au
34 rue Daubenton, 75005 Paris

Selon la note d’information des organisateurs parvenue à la rédaction d’Info241, les intervenants à cette conférence sont : Sieurs, Yannick Jadot, eurodéputé, ancien candidat à l’élection présidentielle 2017 en France, Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, consultant international, inspecteur des Finances, ancien élève de l’ENA de Paris, Hervé Lado, économiste, chercheur au Programme Companies and Development (CODEV) à l’ESSEC Business School, Mays Mouissi, analyste économique, Nicolas Sersiron, ancien président du Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM) et Olivier, Petitjean, journaliste, co-fondateur de l’Observatoire des Multinationales.

Il faut noter que cette semaine de commémoration en hommage aux martyrs gabonais sauvagement assassinés et tombés sous les balles du régime despotique d’Ali Bongo, voulant s’imposer au sommet de l’Etat par les armes a été entamée le 27 août dernier par des veillées de recueillement au siège parisien de l’ambassade du Gabon en France. Des messes de requiem et du souvenir, des marches citoyennes par devoir de mémoire ont été organisées dans la foulée. Mais aussi, ces actions s’inscrivent toujours dans réclamation de la vérité des urnes des élections du 27 août 2016 et du respect des droits de l’homme et du citoyen en terre gabonaise. A cet effet, mardi 28 août à Paris s’est poursuivie cette semaine de commémoration par la conférence qui a été organisée à l’initiative de la diaspora gabonaise, au centre international de la culture populaire (CICP) dans le 11e arrondissement de Paris, autour du thème : « Élections et démocratie en Afrique. Faut-il encore y croire ? Le cas du Gabon ».

Le programme de l’ensemble des manifestations

En effet, explique les organisateurs« en partant du cas du Gabon, l’idée ici a été de s’interroger sur les causes des échecs de la démocratie dans certains pays, illustrés notamment par des élections systématiquement contestées et/ou truquées et d’envisager des perspectives d’une bascule pour un réel changement À partir de l’exemple du Gabon qui vit une longue crise post-électorale consécutive à l’élection présidentielle du 27 août 2016, cette conférence s’interrogera sur les raisons des rendez-vous manqués avec la démocratie dans de nombreux pays africains, notamment de la zone francophone ».

Un panel d’intervenants de profils et horizons divers (universitaire, journaliste, activiste, personnalité politique,…) ont apporté des éléments de réponse pour sortir de l’impasse actuelle. Les intervenants à cette conférence qui s’est tenue mardi 28 août à Paris ont été : Marie-Christine Vergiat, député européenne, Dr. Delphine Lecoutre, politologue africaniste, membre de Tournons la page, José Mene Berre, initiateur du courant de pensée de la Fédéralitude, Sylvie De Boisfleury, journaliste et directrice de la plateforme NET´INFO.tv, témoin de la crise post-électorale et le Dr Louma, membre éminent du parti politique Les Souverainistes. Plusieurs autres actions sont au programme en l’occurrence une grande veillée commémorative qui sera organisée le 31 août 2017 en hommage aux martyrs assassinés par le régime d’Ali Bongo au soir des élections présidentielles du 27 août 2016.

L’affiche de la veillée commémorative du 31 août 2017


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