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Crise post-électorale

Jean Ping ouvre un nouveau front pour la reconnaissance de l’illégitimité d’Ali Bongo


Politique
  • Jean Ping ouvre un nouveau front pour la reconnaissance de l’illégitimité d’Ali Bongo © 2018 D.R./Info241
Publié le 3 mars 2018 à 08h42min

La crise post-électorale gabonaise née de la réélection controversée d’Ali Bongo à la présidentielle d’août 2016 est loin de son épilogue. L’opposant gabonais Jean Ping qui réclame toujours sa victoire volée par le régime d’Ali Bongo et ses institutions inféodées, a ouvert un nouveau front de contestation à la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) située à Banjul en Gambie.

Selon un communiqué de presse parvenu à la rédaction d’Info241, cette requête déposée auprès de cette cour africaine le 13 février dernier, vise à « invalider la décision de la Cour constitutionnelle gabonaise désignant comme vainqueur des élections présidentielles M. Ali BONGO ». Une demande plutôt restée sourde auprès de plusieurs institutions africaines.

« Cette plainte se fonde sur l’article 13 de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, ratifiée par le Gabon le 20 février 1986. Cet article consacre le droit du peuple gabonais à des élections libres dont le résultat ne peut en aucun cas être faussé par les pouvoirs en place, qu’il s’agisse du gouvernement gabonais ou des juges de la Cour constitutionnelle gabonaise », ajoute le communiqué de presse.

Jean Ping qui continue depuis près de 15 mois à prôner la voie non violente et diplomatique pour contrer le hold-up électoral d’Ali Bongo contre la vérité des urnes, appelle notamment à « la mise en place d’une transition démocratique pacifique, sans violence inutile, dans le respect de l’adversaire politique et de la nécessité d’une réconciliation nationale ultérieure post-crise ».

L’opposant floué par la machine à gagner du pouvoir gabonais s’en « à l’impartialité, à l’indépendance et au courage des juges de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ». Ce qui serait une première pour cette institution appelée à se prononcer sur cette patate chaude que lui confie l’opposition gabonaise. Rappelons que les 11 membres de cette Commission sont élus au scrutin secret par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement.


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