Point de presse

Frédéric Massavala de retour, dresse un bilan peu élogieux de la gouvernance du Gabon

Frédéric Massavala de retour, dresse un bilan peu élogieux de la gouvernance du Gabon
Frédéric Massavala de retour, dresse un bilan peu élogieux de la gouvernance du Gabon © 2020 D.R./Info241

À la faveur d’un point de presse tenu hier à son domicile à Libreville, Frédéric Massavala ma-Boumb, ancien ministre et ancien soutien de Jean Ping a fait un tour d’horizon de l’actualité socio-politique de l’heure. Il y a dressé un tableau pour le moins sombre, avant de réaffirmer sa foi en un avenir radieux de son pays.

Il n’avait plus pris la parole en public depuis le 9 novembre 2019. Dans un hôtel de la capitale, Frédéric Massavala avait, à peine sorti de prison, tenu une conférence de presse au cours de laquelle, il dépeignait ses conditions d’incarcération ainsi que celles de sa libération. Quasiment un an après, il a tenu une fois de plus à rompre le silence hier, mercredi, sur ses propres installations.

Une vue de l’assistance présente à ce point de presse

Dans le strict respect des mesures-barrières, pandémie Covid-19 oblige, l’enfant terrible de Fougamou est resté fidèle à sa réputation d’orateur né. Devant la trentaine d’invités compris entre la presse nationale et internationale qu’il a conviée et quelques proches à lui, il a abordé quatre points essentiels. Du bref aperçu d’un bilan non exhaustif des soixante années d’indépendance aux perspectives du Gabon selon l’acteur politique, en passant par son clin d’œil à Fougamou sa terre natale, ce fut un brillant exposé d’une trentaine de minutes sans lecture, de quelqu’un dont la verve est bien connue au Gabon.

Le bilan "scabreux" du pouvoir

À l’entame de son propos, l’homme qui a fait étalage de sa parfaite maîtrise du Gabon profond en citant les principaux axes routiers laissés à l’abandon à travers les neuf provinces. Il s’est étonné du satisfecit des autorités au sujet du réseau routier du pays en 60 ans de gouvernance qu’il a qualifié de "scabreuse". L’électrification ne fut pas en reste. Massavala a cité en exemple, les chutes FE2 de Mitzic dans le Woleu-Ntem et celle dite de l’impératrice à Mouila, dont les travaux sont restés en l’état jusqu’à ce jour.

Sur un tout autre plan, l’enfant du village qu’il se revendique lui-même, a dénoncé les entourloupes, les luttes fratricides et les crimes rituels actuellement en cours dans son fief de Fougamou, département de Tsamba Magotsi. Le tout, sur fond de lutte pour un leadership politique de chacun des acteurs qui entretiennent et alimentent ce climat. Appelant à l’unité, Massavala a mis en garde contre tout acteur politique qui voudrait continuer d’assimiler toute ascension au pouvoir à des tueries et autres sacrifices de sang humain.

Une détermination non ébranlée

Au moment de clore son propos, l’ancien allié de Jean Ping, passé entre-temps par la case prison, a dit toute sa détermination intacte à poursuivre son combat pour la démocratie au Gabon. « Je me sens apte à aborder l’avenir avec confiance. Hier, aujourd’hui et demain, je me suis inscrit et m’inscris encore dans un contexte d’ambition collective, au milieu d’autres gabonais. Je me sens apte à mener ce combat pour le développement de notre pays. Dans une perspective claire de conquête et d’exercice du pouvoir tout dévoué pour le bien-être des gabonais », a-t-il laissé entendre.

Comme pour répondre à tous ceux qui auraient pu penser que son séjour carcéral aurait dénaturé le très tonique Frédéric Massavala, il a eu une pensée pour Nelson Mandela dont il s’est d’ailleurs inspiré pour lancer à l’endroit de ses détracteurs : « Je pense que la force et la fulgurance des idées n’ont pas été émoussées par les murs de la prison ». Il a ensuite eu quelques mots en hommage à ses anciens co-détenus, en l’occurrence, Pascal Oyougou et Bertrand Zibi Abeghe dont il a sollicité la libération auprès des autorités.


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