Justice

Francis Nkea déchaîne la justice gabonaise sur l’ancien recteur de l’Université Omar Bongo

Francis Nkea déchaîne la justice gabonaise sur l’ancien recteur de l’Université Omar Bongo
L’ancien recteur Marc Louis Ropivia (gauche) et le ministre Francis Nkea Ndzigue © 2020 D.R./Info241

Après avoir été évincé en février de ses juteuses fonctions de recteur de l’Université Omar Bongo à la demande express du fils d’Ali Bongo, Noureddin Valentin, Marc Louis Ropivia risque désormais la prison. C’est clairement l’ambition poursuivie par le ministre de la lutte contre la Corruption, Francis Nkea Ndzigue, qui vient de saisir le procureur de la République de Libreville pour que toute la lumière soit faite sur la gestion de l’ancien recteur tombé en disgrâce sur instigation du nouvel homme fort du palais présidentiel Noureddin Valentin.

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Les jours d’homme libre du Marc Louis Ropivia sont désormais comptés. Pour une première, s’en est une. Le ministre de la lutte contre la Corruption et l’Enrichissement illicite vient de déchaîner contre lui les foudres de la justice gabonaise, révèle ce mercredi le quotidien pro-gouvernemental L’union. Il est reproché à l’ancien recteur de la plus grande université du Gabon, sa gestion de deniers publics entre 2014 et 2020 notamment une vingtaine de véhicules dissimulés.

Une enquête déjà ouverte

L’enquête ouverte par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, André Patrick Roponat, devrait porter sur des des faits de détournement présumé de deniers publics, de corruption et d’enrichissement illicite à l’endroit de l’ancien recteur et de ses complices dont les auditions auraient débuté depuis la semaine dernière. Ropivia et son cercle aurait dissimulés 22 véhicules qui ont d’ores et déjà été saisis par la justice.

L’ancien recteur, ici au coté d’Ali Bongo

Dans sa saisine, le ministre de la lutte contre la Corruption qui s’est soudainement réveillé du bon pied, sollicite des services d’André Patrick Roponat « l’ouverture d’une enquête judiciaire sur la gestion de cette université afin de rassembler toutes les preuves de ces infractions et d’en rechercher les auteurs, complices et toute autre personne impliquée pour qu’ils soient traduits en justice », dévoile le quotidien. Autant dire que les carottes sont cuites pour Marc Louis Ropivia dans le tableau de chasse du fils d’Ali Bongo, promu coordinateur des Affaires présidentielles en décembre dernier.

L’inexorable descente aux enfers

Pour rappel, l’ancien recteur avait été contraint à la démission sous la pression du fils d’Ali Bongo en février. Noureddin Valentin reprochait déjà à l’époque à ce professeur d’université, les 500 millions qu’il comptait débourser pour célébrer les 50 ans de son institution universitaire. Mais aussi et surtout sa gestion de la manne très convoitée des frais d’inscription des étudiants sur laquelle Ropivia et ses complices se seraient attribués des primes.

Si Marc Louis Ropivia n’est certainement pas le seul haut cadre de l’administration Bongo à n’être pas blanc-bleu, l’on s’étonne tout de même de l’acharnement judiciaire dont il est aujourd’hui victime. Une traque judiciaire qui n’est pas loin d’être une chasse aux sorcières alors que plusieurs personnalité de haut plan sont connues pour leur propension à taper dans la caisse de l’Etat à commencer par les tenants du palais présidentiel.


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