Justice

Énième report du procès de l’opposant Bertrand Zibi Abeghe au 9 juin

Énième report du procès de l’opposant Bertrand Zibi Abeghe au 9 juin
Bertand Zibi Abeghe et ses co-accusés ainsi que leurs avocats, lors de l’audience ajournée du 22 mai à Libreville © 2019 D.R./Info241

Encore un atermoiement d’audience judiciaire pour les détenus gabonais Betrand Zibi, Arnold Zang Obame et Thierry Guy Mouanga Mayombo tous en procès contre l’Etat pour, entre autres, détention illégale d’armes à feu, coups et blessures volontaires aggravés … L’audience qui aurait dû se tenir mercredi au palais de justice, a accusé de vices de procédure la différant ainsi au 9 juin prochain.

C’est à croire que la justice gabonaise est mise à rude épreuve rien qu’à l’étape de l’organisation du procès de Bertrand Zibi Abeghe et ses compagnons d’infortune. Détenus depuis plusieurs années sans jugement, suite aux actes qui leur sont reprochés, la juridiction de droit commun qui semble confrontée à ses propres turpitudes, ne cesse de nous offrir un spectacle ahurissant où le ton judiciaire est à la procrastination.

Au fil des années, le sentiment que le procès de ces compatriotes accumulent les vices de forme inquiétants se confirme. Lors de l’audience déjà renvoyé au 22 mai, alors que le président du tribunal Fulgence Ongama ouvrait les hostilités, la défense a tout de suite soulevé des irrégularités dans l’information judiciaire. Selon eux, l’instruction du dossier a été mal ficelée, ce qui nuit lourdement aux actes de procédures légales, eux aussi rendus nuls dans la foulée.

Le président du tribunal (centre) et son équipe s’adressant aux parties en conflit

Ces exceptions préjudicielles soulevées sont apparues claires dans les esprits comme autant de points de nature à ajourner la tenue du procès. Ce qui a automatiquement entraîner un énième report de l’audience pour le 9 juin prochain. Un véritable coup de théâtre où se dessine un cercle vicieux.

Intervention des parties

Comme persuadé de l’absence d’arguments massues du côté du ministère public, Me Martial Dibangoye Loundou, un des 5 avocats de Bertrand Zibi joue la montre et dit s’en tenir à la décision du tribunal, de surseoir la séance pour le 9 juin prochain pour examiner en profondeur l’ensemble des exceptions soulevées. Me Mbongo Mavoungou, représentant de l’Etat dans cette affaire, s’est indigné qu’une fois de plus ce procès tire en longueur alors que les dispositions légales sont assez claires et strictes.

Rappel des faits reprochés

L’affaire de Bertrand Zibi qui s’apparente à une arlésienne, a connu beaucoup de reports. Du 9 mai dernier, elle avait été repoussée au 22 mai écoulé du seul fait du non-respect des règles de procédure. L’ex député du 2e siège de Minvoul fait l’objet d’un mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville qui date du 13 septembre 2016. Les griefs d’accusation formulés contre lui sont, entre autres, la détention illégale d’arme à feu, instigation aux violences ou manœuvres de nature à provoquer des troubles contre l’autorité de l’Etat…

Arnaud Zang Obame, l’un des co-accusés, est lui accusé de détention illégale d’arme à feu, usurpation de titre et de fonction. Thierry Guy Mouanga Mayombo pour sa part est écroué pour coups et blessures volontaires aggravés, séquestration arbitraire. Tous, des faits présumés commis lors des violences post-électorales de la présidentielle d’août 2016. Ils sont tous défendus par un collège d’avocats constitué de 5 magistrats.


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