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Coronavirus : les commerçants gabonais réclament des mesures d’accompagnement

Coronavirus : les commerçants gabonais réclament des mesures d’accompagnement
Coronavirus : les commerçants gabonais réclament des mesures d’accompagnement © 2020 D.R./Info241

Alors que le gouvernement gabonais a annoncé le 20 mars le durcissement de ses mesures de prévention au coronavirus, Ali Bongo a lui décidé d’instaurer un couvre-feu samedi dernier. Des mesures restrictives qui n’ont pas été suivies de mesures d’accompagnement pour soutenir les acteurs économiques fortement impactés par celles-ci. C’est du moins ce qu’a laissé entendre ce lundi sur Facebook, confinement oblige, le secrétaire exécutif de la Confédération gabonaise des syndicats des commerçants (Cogasyc) Abbas Nziengui Mabika.

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C’est confiné à son domicile qu’Abbas Nziengui Mabika a interpellé ce lundi, les autorités gabonaises pour qu’elles clarifient les contours des mesures prises pour faire face à la propagation du coronavirus dans le pays. Saluant la récente décision de confinement partiel et de couvre-feu, le leader syndical n’a hésité à dénoncer des « mesures discriminatoires » à l’égard des commerçants de proximité, secoué de plein fouet par lesdites mesures gouvernementales.

Le secrétaire général du Cogasyc interpellant le gouvernement

« En Chine pour affronter cette pandémie, le gouvernement a débloqué une enveloppe de 97,5 milliards aux entreprises (43 milliards de dollars, ndlr) », a-t-il cité pour exemple. Avant d’invoquer l’exemple français : « Tout récemment en France, le président Macron a promis une enveloppe de 300 milliards d’euros ». A l’inverse ajoute-t-il, « Au Gabon, le confinement pour nous qui sommes dans le commerce de proximité s’observent par des convocations administratives visant à faire payer aux commerçants des amendes ».

Abbas Nziengui Mabika souligne que les forces de l’ordre demanderaient « aux opérateurs économiques qui ne sont pas concernés par la mesure de fermer leurs boutiques ou en procédant à leur arrestation à tord ou à raison ». Toute chose qui a amené le leader syndical à réclamer une meilleure communication des autorités en tête desquelles le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale. « Nous souhaitons qu’une communication claire soit faite sans ambiguïté par les responsables de départements ministériels » concernés. Espérons qu’il soit entendu !


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