Crise au gouvernement

Bruno Ben Moubamba s’oppose à la radiation des enseignants grévistes prévue par Florentin Moussavou

Bruno Ben Moubamba s’oppose à la radiation des enseignants grévistes prévue par Florentin Moussavou
Bruno Ben Moubamba s’oppose à la radiation des enseignants grévistes prévue par Florentin Moussavou © 2017 D.R./Info241

Le torchon brûle au gouvernement gabonais d’Issoze Ngondet. Hier après qu’Info241 ait rendu publique la note circulaire controversée du ministre de l’Education nationale, Florentin Moussavou, c’est le vice Premier ministre Bruno Ben Moubamba qui est monté au créneau. Le VPM s’est dit vivement opposé à la radiation des fonctionnaires, promise in fine dans cette note circulaire du ministre de l’Education.

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Les mesures extrêmes de Florentin Moussavou pour conjurer la grève très suivie des enseignants, est loin de faire l’unanimité dans le gouvernement gabonais. Bruno Ben Moubamba s’est épanché hier sur cette décision en la prenant à contre-pied. Le VPM qui était déjà en négociation avec syndicalistes en grève et parents d’élèves avec à la clé une voie de sortie de crise, s’étonne de la sortie de son collègue de l’Education.

Moubamba a indiqué : « J’ai été contacté récemment par les syndicats concernés qui ont demandé une aide pour parvenir au dialogue et trouver une issue à la crise. Suite à ce contact, j’ai reçu pendant deux heures le ministre de l’Education Nationale et il m’a confirmé à quel point la situation était bloquée. Nous avons convenu que j’allais proposer au Premier Ministre la création rapide d’une commission interministérielle sous mon autorité afin de mener cette discussion avec toutes les parties prenantes pour mettre un terme au conflit ».

Et de s’interroger : « Quel est ce jeu ? Cherche-t-on à maintenir volontairement les syndicats dans la revendication alors que des issues existent ? Au moment où une volonté de trouver une solution commune semble à portée de main, que doit-on comprendre dans ce refus de main tendue ? ».

Pour le vice premier ministre d’Ali Bongo qui a regretté l’absence de « dialogue social » depuis le début de l’année scolaire : « Pour les enfants de ce pays et pour sauver ce qu’il reste de l’année scolaire, il est nécessaire de se transcender et non de radicaliser ses positions. Il faut laisser une chance au dialogue et ne pas ajouter davantage de tensions dans notre pays suffisamment éprouvé depuis plusieurs mois ».

Les syndicalistes ont trouvé là un avocat de poids pour défendre leurs revendications. Ce d’autant que comme le rappel Bruno Ben Moubamba, « le Gabon a signé au niveau de l’OIT (Organisation Internationale du Travail), les lois 87, 97 et 98 qui portent sur les libertés syndicales, notamment sur le droit de grève qui est fondamental ». Ce contre quoi Florentin Moussavou voulait y opposer la continuité du service public.


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