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Infrastructures

Axe PK12-PK105 : le Gabon promet de solder les 10,3 milliards dus au redémarrage des travaux


Economie
  • Une vue du calvaire subi par les usagers de cette route nationale en perdition © 2019 D.R./Info241
Publié le 15 mars 2019 à 13h09min

On en sait un peu plus sur les travaux de l’axe routier PK12-PK105 bloqués depuis des mois. Ceux-ci pourtant prévus pour redémarrer le 12 mars, comme l’avait promis le ministre des Travaux publics Arnaud Calixte Engandji Alandji, n’ont guère repris. D’où la réunion de crise présidée hier par le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale avec les responsables de l’entreprise chinoise China State Construction Engenering. Sur ce chantier, l’Etat doit la bagatelle somme de 10,3 milliards constituant le reliquat de l’avance promise au démarrage des travaux impayé à la partie chinoise.

Lire aussi >>> Le gouvernement gabonais promet encore la reprise des travaux de l’axe PK12-PK105 pour le 12 mars !

L’Etat gabonais est décidément un très mauvais payeur, plongeant les usagers de la route nationale 1 dans un calvaire sans nom. C’est pour pallier à cette triste réalité que le Premier ministre gabonais a reçu ce jeudi à la Primature, les différentes parties impliquées dans ce projet dont la vitesse d’exécution décrédibilise la parole des autorités publiques gabonaises vis-à-vis de ses partenaires.

La réunion de crise présidée hier par le Premier ministre avec la partie chinoise

Si les travaux n’ont guère avancés sur ce tronçon routier long de 93 km, c’est uniquement parce que les autorités gabonaises ont oublié d’honorer leur parole. Celle-ci consistait à régler l’avance promise à la société adjudicataire des travaux. Soit une ardoise de 10,300 milliards que l’Etat gabonais a une nouvelle fois promis de régler en paraphant un nouvel accord avec China State Construction Engenering pour le redémarrage des travaux de réhabilitation de cette unique voie reliant Libreville à l’intérieur du pays.

Selon cet accord qui repose sur trois engagements, le gouvernement gabonais s’engage à payer le reliquat de l’avance relative au démarrage des travaux de l’ordre de 10 milliards 300 millions contre quoi, l’entreprise chinoise s’engage à son tour à reprendre les travaux jusqu’à leur terme. Pour éviter des problèmes de paiement à l’avenir sur ce projet, les autorités gabonaises ont promis mettre en place un Comité de financement. Celui-ci sera chargé de mobiliser les fonds nécessaires à la réalisation de ce projet.

A la lumière de cet accord, on comprend mal comment le ministre des Travaux publics, Arnaud Calixte Engandji Alandji, s’était empressé d’annoncer le 4 mars dernier le redémarrage des travaux sans que l’Etat ne règle son ardoise. Aurait-on mis la la charrue avant les bœufs une fois encore ?


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