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Vie des partis

Viré du RHM et écarté du RPM, Michel Menga promet la guerre à Alexandre Barro Chambrier


Politique
  • Le militant déchu lors de sa déclaration hier à son QG de Libreville © 2019 D.R./Info241
Publié le 14 avril 2019 à 08h06min

Michel Menga M’Essone, ancien secrétaire général de l’ex Rassemblement héritage et modernité (RHM devenu RPM) était de sortie hier après-midi à son QG de Glass. Vomi par ses anciens amis politiques pour avoir rejoint les rangs du gouvernement gabonais en mai 2018, Michel Menga M’Essone a tout simplement été écarté de la nouvelle mouture du parti qui a été rebaptisé Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM, opposition radicale) au terme d’un congres extraordinaire tenu les 5,6 et 7 avril. Une éviction qui laisse l’opposant et ministre gabonais sans parti, d’où la guerre qui a promis livrer pour faire « survivre » l’ancien RHM dont il s’est vanté d’être le fer de lance.

L’ancien RHM pourrait avoir deux tendances antagonistes ou du moins une aile dissidente dirigée par sieur Michel Menga. Ecarté du nouveau RHM poru s’être allié au régime d’Ali Bongo, le militant déchu a livré dans une déclaration ce samedi après-midi, son ambition de pas laisser l’ancien parti qui lui a permis de rentrer au gouvernement d’Issoze Ngondet puis celui Nkoghe Bekale, mourir.

Accusant la nouvelle direction du parti de n’avoir pas organisé le congrès provinciaux préparatoires au congrès querellé qui a vu la réélection d’Alexandre Barro Chambrier à sa tête, Menga M’essone a dit toute son amertume du non-respect des textes fondateurs du parti. Évoquant notamment l’ostracisme dont se seraient rendus coupables ses anciens amis restés dans l’opposition dite radicale au sein du RPM.

Jean Norbert Diramba, Moukagni Iwango et Jonathan Ignoumba venus prêter main forte au militant déchu, lors de sa déclaration d’hier

Devant quelques anciens militants déchus eux aussi pour avoir été compromis par le pouvoir PDG, Michel Menga M’Essone qui fait déjà face à la fronde des élèves au gouvernement gabonais, a promis saisir la justice pour reprendre à Alexandre Barro Chambrier, sans toutefois le nommer, les clés du parti. « On s’aura qui est qui », a-t-il lancé à mots à peine couverts.

Une bataille de chiffonniers en perspective qui ferait comme d’habitude, les bonnes affaires du parti au pouvoir que Michel Menga sert désormais à la perfection en qualité de ministre de l’Education nationale. Désormais armé du slogan pamphlétaire « RHM j’y suis, j’y reste », le membre du gouvernement a annoncé son axe de survie politique, répétant à l’envi être l’un des co-fondateurs de ce parti fondés par des dissidents du PDG.

Durant sa déclaration, l’opposant déchu a soutenu par son collègue de l’Enseignement supérieur, Jean de Dieu Moukagni, un ancien leader de l’opposition radicale qui avait en même temps que lui, décidé de rejoindre le gouvernement d’Ali Bongo qu’ils combattaient pourtant vigoureusement.

Opposant modéré devenu, Michel Menga qui pourrait animer une frange de l’ancien parti renommé, peut compter sur le soutien d’anciens militants exclus comme lui, de la nouvelle mouture du parti dont l’actuel maire de Mouila (Ngounié) Jean Norbert Diramba.

Affaire à suivre...


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