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Rupture de contrat

Veolia/Etat gabonais : la SEEG dénonce une décision « brutale » et appelle au respect du droit


Economie
  • La descente musclée des forces de l’ordre dans l’entreprise hier. © 2018 D.R./Info241
Publié le 17 février 2018 à 12h26min

Quelques heures seulement après avoir été auditionné à la présidence gabonaise, le ministre de l’Eau et de l’Energie a mis un terme à la concession qui liait le Gabon à l’entreprise française Veolia. Une décision « brutale » que dénonce l’entreprise tout comme la réquisition de l’entreprise par les forces de l’ordre. Via un communiqué, la SEEG appelle l’Etat gabonais au respect des « règles de droit applicable » dans cette affaire et « une expropriation brutale » exécécuté e.

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Le torchon brûle entre Véolia et le gouvernement gabonais. Déjà en prélude à la décision prise hier par le ministre Patrick Eyogo, des « jeunes » consommateurs avaient annoncé la couleur en manifestant devant le siège de l’entreprise à Libreville. Tout s’est donc accéléré ces dernières 24 heures avec l’entrée en matière des services de la présidence de la république gabonaise.

L’entreprise qui gérait depuis 1997 la fourniture d’électricité et d’eau, a dénoncé hier la brutalité de cette décision. Dans un communiqué de presse, la Société d’eau et d’énergie du Gabon (SEEG) « regrette la décision soudaine prise » hier de « rompre la convention de concession et l’usage brutal des forces de l’ordre gabonaises qui ont réquisitionné l’entreprise ».

Accusé de tous les maux qui minent la distribution d’eau et d’électricité dans le pays, l’entreprise affirme avoir été un « partenaire responsable de l’Etat gabonais » depuis plus de 20 ans. Elle tient pour preuves l’augmentation de 200% en 20 ans de clients desservis en eau et en électricité, un taux de desserte de 89,3% en électricité et 92,2 % en eau et un investissement de 366 milliards de FCFA notamment dans la maintenance, les capacités de production et les réseaux.

Contraint au départ, l’entreprise attend « aujourd’hui que l’Etat Gabonais respecte les règles de droit applicable ». Avant d’espérer que les gabonais continueront « de bénéficier d’une eau potable de qualité, saine, aux normes internationales et d’une électricité au meilleur niveau au regard des conditions de travail dans le pays ».

Moins précautionneux que sa filiale locale, le groupe Veolia a indiqué via un communiqué publié sur son site, protester « vigoureusement contre cette action brutale menée en dehors de toute règle de droit ». Avant de dénoncer « une expropriation brutale de la part de l’Etat gabonais ».

Cliquez sur l’icone pour consulter le communiqué de presse de la SEEG

Cliquez sur l’icone pour consulter le communiqué de presse de Véolia


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