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Après son AVC

Vacance de pouvoir : la justice gabonaise refuse de se prononcer sur l’état de santé d’Ali Bongo


Société
  • Vacance de pouvoir : la justice gabonaise refuse de se prononcer sur l’état de santé d’Ali Bongo © 2019 D.R./Info241
Publié le 5 mai 2019 à 06h21min

En « indisponibilité temporaire » décrétée depuis la survenue de son AVC le 24 octobre dernier, la justice gabonaise s’est déclarée incompétente à faire expertiser l’état de santé d’Ali Bongo. Saisie le 28 mars par des membres de l’opposition et de la société civile réunis sous le label « Appel à agir », le tribunal de Première instance de Libreville a préféré botter en touche laissant ainsi aux acteurs politiques la patate chaude de la santé d’Ali Bongo qui continue d’alimenter craintes et défiance.

Ali Bongo absent du Gabon de longs mois pour des raisons médicales, est-il toujours bien apte à diriger le Gabon ? On pourrait ne jamais connaitre la réponse à cette question qui fait couler encre et salive depuis plus de six mois dans le gotha politique national. Après plus d’un mois de réflexion, la justice gabonaise s’est littéralement refusée à entrer dans ce débat, en s’avouant incompétente. Mieux, en disqualifiant les auteurs de cette requête.

« Disons que la requête introduite (…) est irrecevable et qu’il n’y a pas par conséquent lieu à les autoriser à assigner le président de la République devant nous statuant en matière de référé", a indiqué Fulgence Ongama, président du tribunal de première instance de Libreville. Avant d’ajouter que « les requérants n’ont pas qualité pour agir et que, d’autre part, la question objet de leur requête ne relève pas de la compétence du président du Tribunal de première instance statuant en matière de référé  ».

En clair, le président du tribunal n’est pas compétent mais en profite pour juger irrecevable la requête introduite à son cabinet par le groupe des 10 de "l’appel à agir" qui avait pourtant initié la démarche judiciaire pour y voir plus clair dans ce débat qui n’a que trop duré. Plutôt que commettre un collège de médecins pour mettre un point final à ce débat qui pollue la vie politique nationale depuis octobre 2018, la justice renvoie donc la question à la sphère politique d’où elle est par ailleurs venue.

Une décision qui ne surprend pas l’un des requérants Marc Ona : "Nous savions très bien qu’en posant cet acte, la justice allait rendre cette décision, tout simplement parce que ceux qui rendent la justice au Gabon sont sous le diktat du pouvoir en place". Voilà qui promet encore de beaux jours à cette polémique autour de la santé et des capacités physiques et mentales d’Ali Bongo.


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