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Tournée de l’interpolation

Vacance de pouvoir : Gérard Ella Nguema se défend d’être financé par le régime d’Ali Bongo


Politique
  • Gérard Ella Nguema, le président du FPG © 2019 D.R./Info241
Publié le 3 avril 2019 à 08h46min

Alors qu’il a clos samedi à Libreville sa caravane de l’interpolation, plusieurs observateurs de la vie politique ont été surpris de voir un opposant faire le tour du Gabon pour défendre la non-vacance de pouvoir. Gérard Ella Nguema, le patron du Front patriotique gabonais (FPG) incriminé, s’en explique. Accusé d’être financé par le régime au pouvoir qu’il est censé combattre politiquement, le président du FPG s’est voulu rassurant dans une interview accordée ce mercredi à nos confrères du journal pro-gouvernemental l’Union.

La Cour constitutionnelle dirigée par la mère d’Ali Bongo, accusée de pas se prononcer véritablement sur la vacance du pouvoir présidentiel, s’est trouvée un fervent défenseur en la personne de l’opposant modéré Gérard Ella Nguema ! Le leader du FPG s’est même offert une tournée nationale dite de l’interpolation pour aller défendre Ali Bongo et son pouvoir. D’où les accusations de corruption et de financement qui planent contre lui et sa formation politique jugée proche du régime de Libreville.

L’opposant modéré s’est défendu d’être instrumentalisé par la Cour constitutionnelle et Ali Bongo. Ce dernier est d’ailleurs accusé par l’opposition de n’être plus en capacité de diriger le pays suite à l’AVC qui l’a contraint à l’exil durant cinq mois hors du Gabon. Gérard Ella Nguema qui défend la posture de la Cour constitutionnelle qui préféré modifier la Constitution pour éviter d’évoquer la vacance de pourvoir dans ce débat qui anime depuis plusieurs mois la classe politique, a battu en brèche ces accusations.

A nos confrères de l’Union, Gérard Ella Nguema a indiqué avoir financé sa tournée nationale de défense de la Cour constitutionnelle par les seuls moyens de son parti. « Certains cadres du parti et moi, avons mis à la disposition du parti, nos véhicules », s’est-il défendu. « Nous n’avons eu à louer des véhicules (deux) que dans une province. Cela ne nous a pas coûté ce que d’aucuns peuvent imaginer. Je vous garantis que nous n’avons pas dépensé trente millions. Il n’y a pas eu de magie, mais plutôt, la volonté des hommes et la détermination du parti », a conclu le premier responsable du FPG.

Avant d’ajouter : « Est-ce qu’un homme qui vit sous son propre toit et qui a sa voiture est totalement malheureux ? C’est dire combien les gens se plaisent à raconter des contrevérités sur les autres, gratuitement ». Et de conclure : « Je côtoie des gens aussi bien du côté du pouvoir que de l’opposition dite radicale, avec qui nous ne sommes politiquement pas d’accord. Il n’est écrit nulle part, que le fait de ne pas s’entendre politiquement parlant, nous interdit de nous saluer ou d’échanger ».


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