Meurtre odieux

Une religieuse retrouvée morte à la Fraternité Saint Jean de Libreville

Une religieuse retrouvée morte à la Fraternité Saint Jean de Libreville
Sœur Lydie Oyane Nzoughe de son vivant © 2020 D.R./Info241

Scène insoutenable ce vendredi matin à la Fraternité Saint Jean (Vallée Sainte Marie) à Libreville. La patronne des lieux, Sœur Lydie Oyane Nzoughe et fondatrice du Mouvement eucharistique des Jeunes (MEJ Gabon), a été retrouvée morte dans sa chambre. A première vue, elle aurait été assassinée dans la nuit de jeudi à vendredi par des personnes qui courent toujours. Un crime odieux qui ne s’explique pas au regard de la bonté d’âme de cette religieuse qui avait voué sa vie aux personnes âgées, abandonnées par leur famille, à travers la maison d’accueil Fraternité Saint Jean. Les chrétiens du Gabon sont inconsolables.

Le corps de Sœur Lydie Oyane Nzoughe, responsable de la Fraternité Saint Jean qui recueille des personnes âgées, laissées pour compte par leur famille, a été retrouvé inerte dans les locaux de cette structure. Son véhicule aurait également disparu, à en croire plusieurs sources. Avant de lui donner la mort, ses bourreaux l’auraient violenté et agressé. D’autres effets personnels, comme ses téléphones portables auraient également disparu.

Les personnes accueillies à la Fraternité Saint Jean

Un décès qui a ému plus d’un sur la toile. L’église catholique du Gabon à laquelle appartenait cette religieuse a déploré sur Facebook, « Une vie volée, une vocation religieuse stoppée brutalement, dans le sang ». Avant d’indiquer que la disparition de Sœur Lydie Oyane était « Une grande perte pour notre Eglise, pour la congrégation autochtone des religieuses de Sainte Marie, et pour toutes ces personnes âgées, malades, abandonnées par leurs familles (...). Repose en paix, Sœur Lydie. Que tes assassins soient retrouvés. Nous les confions à Dieu, que tu as servi toute ta vie ».

L’hommage de ses pairs de l’Eglise catholique

Il faut dire que la maison Fraternité Saint-Jean que dirigeait la sœur disparue, recueille, depuis une vingtaine d’années, les vieilles personnes abandonnées par les leurs pour diverses raisons. Cet établissement qui vit des dons d’âmes charitables, ne bénéficie d’aucune aide des pouvoirs publics. Avec la disparition brutale de sœur Lydie Oyane Nzoughe, c’est toute la structure qui s’en trouve ébranlée à double titre. Affecté, l’archevêque métropolitain de Libreville, a invité les catholiques à porter en prière l’âme de Sœur Lydie Oyane.


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