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Crise post-électorale

Une enquête de France 2 démontre la supercherie entourant la réélection d’Ali Bongo


Analyse
  • Une enquête de France 2 démontre la supercherie entourant la réélection d’Ali Bongo © 2017 D.R./Info241
Publié le 7 juillet 2017 à 07h37min

On le sait, les résultats du Haut-Ogooué ont été les seuls et les derniers à être rendus publics par les autorités lors de la dernière présidentielle gabonaise. Hier soir, le reportage du magazine français Complément d’enquête de France 2, a une nouvelle fois fait la démonstration du taux de participation pharaonique que s’est vanté d’avoir Ali Bongo pour devancer, avec le soutien de la Cour constitutionnelle, son rival Jean Ping.

Jeudi soir, des journalistes français ont à nouveau mis à nu la manipulation éhontée des résultats de la présidentielle gabonaise du 27 août dernier. Selon les chiffres validés par la Cour constitutionnelle que préside la belle-mère d’Ali Bongo depuis 1998,Marie Madeleine Mborantsuo, seuls 47 citoyens se seraient abstenus d’aller voter ce jour-là. Portant à 98,60% le taux de participation des électeurs dans cette seule province contre 50 à 65% dans les 8 autres provinces.

Or, nos confrères qui ne se sont procurés qu’un tiers des procès-verbaux de cette province dite « natale » de la famille Bongo, ont relevé pas moins de 3.000 électeurs qui ne seraient pas rendus aux urnes accorder leurs suffrages à Ali Bongo. Une énième démonstration de la supercherie électorale au sommet duquel Marie Madeleine Mborantsuo et ses collègues magistrats constitutionnels sont passés maître de la validation partiale des scrutins présidentiels controversés en faveur du régime, au nom d’intérêts tribaux sinon pécuniaires, elle qui a longtemps été la maîtresse d’Omar Bongo.

Rappelons que l’Union européenne et la Francophonie avaient déjà mis en doute la crédibilité de la réélection d’Ali Bongo dans leur rapport respectif sur les résultats officiels de cette province querellée. C’est grâce à cette manipulation grossière des chiffres soviétiques et électoraux du Haut-Ogooué que le régime demi-centenaire des Bongo a pu rempiler officiellement pour un second mandat à la tête du Gabon.

Ce, sous le regard complice du gouvernement français qui continue de se porter caution de tels agissements, au nom de colossaux intérêts économiques séculaires qui entravent avec leur concours officieux, la vérité des urnes et la volonté d’une alternance démocratique pacifique tant rêvee et grandement exprimée dans les urnes par le peuple souverain Gabonais.


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