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Crise post-électorale

Une activiste gabonaise proche de Jean Ping, obtient le statut de réfugié en France


International
  • L’activiste Doriane Herel après sa libération, le samedi 15 septembre à la célèbre place du Trocadéro à Paris © 2018 D.R./Info241
Publié le 20 septembre 2018 à 10h41min

L’affaire avait fait grand bruit ces derniers jours. L’activiste gabonaise Doriane Herel, connue notamment pour avoir décroché le portrait d’Ali Bongo à l’ambassade du Gabon en France, avait été interpellée lors d’une manifestation en hommage aux martyrs de la crise post-électorale le 31 août dernier à Paris. Menacée d’expulsion vers le Gabon, l’activiste proche de Jean Ping, a finalement obtenu le 16 septembre un statut de réfugié au grand soulagement de la diaspora gabonaise engagée contre le régime d’Ali Bongo.

Enfin, une histoire qui se termine bien ! L’activiste gabonaise, Doriane Herel, figure de la diaspora gabonaise connue pour ses actions contre le régime de Libreville, était menacée d’expulsion vers le Gabon. Grace au soutien de ses pairs et de son avocat, Me Robin Binsard, l’activiste a pu éviter de tomber dans les bras du régime qu’elle combat en France, depuis l’annonce des résultats controversés de la présidentielle du 27 août 2016.

L’activiste détrônant fièrement avec ses comparses le portrait officiel d’Ali Bongo à l’ambassade du Gabon à Paris, le 1er juin dernier

C’est justement pour les martyrs tombés notamment lors de l’attaque du QG de campagne de Jean Ping, qui aurait fait plusieurs dizaines de morts, que l’activiste avait été arrêtée le 31 août dernier avant d’être placée en détention au centre de rétention du Mesnil-Amelot, près de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle de Paris. Faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français, Doriane Herel aura été sauvée in extremis par les conseils de son avocat d’une expulsion vers Libreville.

Sur les conseils de son avocat, Me Robin Binsard, Doriane Herel a déposé le 6 septembre une demande d’asile auprès des services de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Au cours de son audition auprès des agents de l’OFPRA, Doriane Herel a mis en avant le contexte politique gabonais, les menaces reçues durant sa détention et la répression systématique des activistes et opposants à Libreville, lui faisant ainsi craindre d’importantes représailles en cas de retour au Gabon.

Le message de remerciement de l’activiste à ses soutiens

Selon des documents confidentiels parvenus à la rédaction d’Info241, l’activiste gabonaise qui conteste toujours comme Jean Ping la réélection d’Ali Bongo, a obtenu gain de cause. Après 8 jours de procédure à l’OFPRA, elle a obtenu l’octroi du statut de réfugié et de la protection internationale. Ce statut lui a été reconnu par les autorités françaises tout comme sa libération immédiate du centre de rétention administrative. Elle a ainsi pu rejoindre son foyer et retrouver ses proches le soir même au grand bonheur de ses pairs de la diaspora.

Interrogé par nos équipes, Me Robin Binsard a indiqué qu’ «  il s’agit d’une décision porteuse d’espoir pour les membres de la diaspora gabonaise. C’est bien la preuve que la France reconnaît le danger pour la vie et la liberté des activistes en cas d’expulsion vers le Gabon. Le droit d’asile est un rempart contre la répression arbitraire et politique  ». Une victoire célébrée avec faste samedi dernier, lors de la 107e marche de protestation de la réélection d’Ali Bongo organisée à Paris depuis la présidentielle, où l’activiste aura été l’une des attractions de la manifestation anti-Ali Bongo.


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