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Crise post-électorale

Un responsable militaire gabonais libéré après 2 mois de captivité injustifiée


Politique
  • L’adjudant chef de la GR a recouvré la liberté hier, à la grande satisfaction de ses proches © 2017 D.R./Info241
Publié le 12 novembre 2017 à 21h06min

Arrêté début septembre, c’est finalement ce samedi que l’adjudant chef Hugues Otha a recouvré la liberté. Le militaire en service à la Garde Républicaine (GR), l’unité d’élite de l’armée gabonaise chargée de la protection de la présidence gabonaise, a été remis en liberté sans le moindre procès ou jugement après deux mois de captivité. Le régime de Libreville lui reprochait sa proximité avec certains leaders de l’opposition gabonaise.

Emprisonné secrètement durant deux mois pour suspicions de connivence avec l’opposition gabonaise, l’adjudant chef Hugues Otha a recouvré la liberté hier. Début septembre, le militaire avait été arrêté puis gardé dans un cachot, semble-t-il situé au sous-sol de la présidence de la République, son lieu de travail.

C’est sans le moindre procès ni jugement que le militaire a enfin été relaxé par ses bourreaux des services spéciaux de la Présidence de la République que dirige le demi-frère d’Ali Bongo, Frédéric Bongo. Avant sa libération, sa famille avait dénoncé dans les médias une incarcération politique avant d’appeler à sa libération.

Hughes Otha libre après deux mois d’emprisonnement injustifié

Une interpellation qui aura duré tout de même deux mois ! Selon plusieurs sources, les ennuis militaires d’Hugues Otha proviendrait de sa proximité avec Jean François Ntoutoume Emane, désormais opposé au régime de Libreville depuis. Le sous-officier avait en effet servi durant plusieurs années à la mairie de Libreville alors sous Ntoutoume Emane. Ce lien présumé ajouté à d’autres connexions via le mariage auraient eu raison de son incarcération longue de deux mois..

Depuis la présidentielle controversée d’août 2016, le pouvoir d’Ali Bongo contesté par l’opposition excelle dans des arrestations sommaires et des poursuites judiciaires à forte connotation politique. Le cas d’Hugues Otha est le témoin d’une longue série qui ne s’épaissie depuis la réélection controversée d’Ali Bongo pour un second mandat à la tête du pays que dirige sa famille depuis 1967.


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