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Fait divers

Un gabonais tue son voisin à la machette pour une sombre affaire de 2.000 FCFA


Société
  • Philippe Nguikana et son arme du crime © 2017 D.R./Info241
Publié le 19 avril 2017 à 20h57min

Quand la rancœur sur fond de vente de gibier entre deux chasseurs vire au crime. C’est malheureusement ce qu’a connu Pierre Mayombo, assassiné à coups de machette par son grand ami et voisin au village Woubelé, près de Kango (Estuaire). L’ami meurtrier aura tenté en vain de masquer son crime en accident de la circulation. Il est depuis cette semaine, écroué à la prison centrale de Libreville en attendant la sanction de la justice gabonaise.

Pierre Mayombo, un Gabonais de 53 ans est passé de vie à trépas dans la nuit du 10 avril dernier à Woubelé, un bourgade située à 120 km de la capitale gabonaise. Il doit son infortune à Philippe Nguikana, un autre compatriote de 51 ans, ami et voisin de la victime. Le meurtrier aurait selon l’enquête de police commis l’irréparable grâce à une machette de chasse, laquelle aurait été à l’origine d’une rancœur pécuniaire entre les deux hommes.

La victime affaiblie par l’alcool

Tout serait parti d’une soirée bien arrosée à laquelle la victime, réputée fin chasseur et producteur de vin de palme, serait rentré ivre, dans un état comateux d’extrême faiblesse physique. Affaiblie, il peine à regagner son domicile. La nouvelle serait rapidement tombée aux oreille de Philippe Nguikana qui aurait décidé de profiter de cet instant de faiblesse pour commettre son crime.

Vers 20 heures, le même 10 avril, Mayombo est retrouvé sur le bord de la route, la tête baignant dans une mare de sang. Aussi, les villageois se mobilisent-ils pour le conduire au centre médical de Kango. La thèse de l’accident de voiture est tout de suite envisagée. Mais cette hypothèse est remise en cause par le diagnostic du médecin, qui conclut plutôt à une agression à l’arme blanche. Car Pierre Mayombo porte des traces de coups à trois endroits du visage. Plus curieux encore pour le médecin, aucune égratignure pouvant accréditer la thèse de l’accident n’est visible sur le corps du patient.

Entre-temps, le blessé est dans un état si grave qui nécessite absolument une évacuation sur Libreville. Une destination qu’il n’atteindra jamais. Pierre Mayombo perdait déjà tellement de sang, qu’il passe de vie à trépas à mi-parcours. Une enquête ouverte par la brigade de Kango permettra de mettre plus de lumière dans ce meurtre de sang froid maquillé en accident. Les gendarmes procèdent dès le lendemain à l’arrestation des personnes ayant approché dernièrement la victime.

Une banale querelle de vente de gibier

Acculé, Philippe Nguikana le voisin et grand ami de la victime, finit par reconnaître les faits et expliquer les motivations de son acte criminel. Une vieille rancœur serait à l’origine du meurtre. En effet, un jour, alors qu’il rentre d’une partie de chasse fructueuse réalisée grâce à l’arme de son ami, Nguikana n’aurait jamais digéré le fait d’empocher seulement 2.000 francs sur le prix de vente du gibier. Il va donc considérer ce traitement comme une injustice, au regard des largesses qu’il aurait très souvent accordées à Pierre Mayombo.

Informé de l’état de fatigue dans lequel ce dernier se trouvait, le lundi 10 avril, Philippe Nguikana se serait aussitôt muni d’une machette, pour aller à sa rencontre et commettre son forfait. Il aurait ensuite disposé le corps de son ami en bordure de route, en prenant soin de laisser la tête sur le passage des roues, pour faire croire à un accident de la circulation.

Philippe Nguikana, le meurtrier présumé a été présenté mardi devant le procureur de la République après du tribunal de première instance de Libreville. Il est depuis écroué à la prison centrale de Libreville où il rumine désormais sur la portée de ses actes funestes sur le pauvre Pierre Mayombo.


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