Faits divers

Un employé agressé violemment par un cadre chinois à la ZERP de Nkok

Un employé agressé violemment par un cadre chinois à la ZERP de Nkok
La victime gisante au sol après son agression © 2019 D.R./Info241

L’affaire fait grand bruit depuis plusieurs jours à la ZERP de Nkok, à quelques kilomètres de la capitale gabonaise. Dans un des chantiers de la société AVIC international Holding Corporation (AVIC INTL), un responsable chinois Nianfeng Gu est parti en vrille et a agressé sans raison apparente un employé pourtant sans histoire Victor Ambe. Selon certaines sources, ce superviseur chinois n’aurait pas apprécié la cadence de travail de l’employé Camerounais. Ivre de colère, il aurait asséné plusieurs coups de chevron à Victor Ambe qui a aussitôt perdu connaissance sur-le-champ avant d’être interné dans une clinique de la place.

Les employés de l’entreprise de BTP, AVIC International située dans la ZERP de Nkok, sont en colère. Et pour cause, un des leurs a été sauvagement agressé jeudi dernier par son superviseur chinois. A la suite d’une incompréhension entre les deux hommes, Nianfeng Gu aurait décidé de punir Victor Ambe qui selon lui, ne travaillait pas assez vite. Il aurait usé d’un chevron pour « corriger » cet employé Camerounais qui finira aux urgences d’une clinique située au PK12.

L’employé camerounais sur son lit d’hôpital

Selon un communiqué de l’Autorité administrative de ZERP de Nkok qui s’est voulu rassurant, « les résultats des examens font ressortir qu’il ne souffrait d’aucun traumatisme, mais que la force du choc reçu nécessitait un arrêt de travail de 21 jours ». A la suite quoi, l’administrateur général de cette zone économique spéciale, Igor Nyambie Simard, est allé hier jusqu’à exiger le licenciement du bourreau de Victor Ambe.

Une demande à laquelle s’était déjà attelée la direction d’AVIC International. Dans une lettre datée de ce jeudi dont s’est procurée la rédaction d’Info241, l’entreprise chinoise qui y fait son mea-culpa à l’employé agressé, dit avoir « procédé au licenciement son solde de monsieur GU » et avoir « entamé toutes les procédures pour son rapatriement en Chine ». Car selon l’entreprise chinoise qui ne se reconnait pas dans les « agissements » son cadre, Nianfeng Gu aurait « agi de façon isolée ».

Le courrier d’excuses de l’entreprise chinoise

Voilà qui vient révéler au grand jour l’envers du décor du quotidien des employés de la ZERP de Nkok dont les autorités gabonaises se vantent d’avoir créer 4500 emplois directs par l’implantation depuis 2012, de 75 nouveaux opérateurs économiques internationaux. Zone économiques où des incompréhensions peuvent naître en raison notamment du barrage de la langue. Ces entreprises « internationales » s’installant avec des experts de leur pays qui ne parlent toujours pas bien français.


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