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Justice

Un beau-père incestueux enceinte sa belle-fille et écope de 12 ans de prison à Libreville


Société
  • Michel Stéphane Manghari et son avocat au cour de l’audience hier © 2019 D.R./Info241
Publié le 11 avril 2019 à 10h18min

Encore une affaire d’inceste jugée hier au palais de justice de Libreville. Un enseignant gabonais de 40 ans, Michel Stéphane Manghari, a été condamné à 12 ans de prison par la Cour criminelle ordinaire de Libreville pour viol sur mineure de moins de 15 ans. La victime de ce délinquant sexuel qui était sa belle-fille, n’avait que 13 ans au moment des faits. Le pot aux roses ayant été découvert par la grossesse de la jeune fille après des relations intimes régulières.

Michel Stéphane Manghari est dans les bras de la justice gabonaise depuis six ans. Cet enseignant a comparu hier à Libreville pour répondre du chef d’accusation de viol sur mineure qu’il a par ailleurs reconnu, en plaidant coupable devant la cour. « Ce que j’ai fait est immoral (…) Je demande pardon à la victime, à sa mère et à la Cour », a-t-il clamé au cours de l’audience.

Les ennuis judiciaires de l’accusé remontent au 18 janvier 2013 au quartier Okala, dans le premier arrondissement. La mère de la victime constatant que sa fille n’utilisait plus de serviettes hygiéniques, lui fait passer un test de grossesse. Le résultat est sans appel, la jeune fille âgée de seulement 13 ans est enceinte. Cuisinée sur l’auteur de sa grossesse, la victime ne tardera pas à désigner le concubin de sa mère : Michel Stéphane Manghari !

Une vue des membres de la Cour

Cuisiné à son tour, le beau-père incestueux avouera à la police judiciaire que leur premier rapport sexuel remontait à Pâques 2012. Après avoir fait des avances à la mineure, le criminel sexuel a usé de subterfuges pour parvenir à ses fins. "Tu me plais et j’ai envie de faire l’amour avec toi", aurait-il dit pour déclarer sa flamme à la victime. Hésitante à suivre son beau-père dans cette voie, Manghari se décida à harceler sa jeune proie.

« J’ai acheté son silence avec de l’argent (...) Je lui remettais de l’argent pour ses besoins. Je lui ai aussi dit que si elle me dénonce, elle va avoir des graves problèmes de santé, parce que j’ai mis quelque chose dans son ventre. Et que si sa maman est au courant de notre union, elle va la maudire », s’est-il confessé devant la Cour pour expier ses actes.

Après en avoir délibéré, la Cour présidée par Erlyne Damas, a condamné Michel Stéphane Manghari à 12 ans de réclusion criminelle. Le délinquant sexuel devrait encore rester en prison pour les six années à venir. Le temps de méditer sérieusement sur la gravité de ses actes.


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