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Crise post-électorale

Présidentielle 2016 : un an après, le Gabon mérite une transition démocratique (Union européenne) 


International
  • Présidentielle 2016 : un an après, le Gabon mérite une transition démocratique (Union européenne)  © 2017 D.R./Info241
Publié le 31 août 2017 à 10h25min

Un an après les massacres et les violations des droits de l’homme commis par le régime d’Ali Bongo pour déjouer le résultat du suffrage universel exprimé dans les urnes lors des élections présidentielles du 27 août 2016, la légitimité et la légalité du régime de Libreville sont toujours contestées par l’Union européenne. Dans un communiqué de presse parvenu ce jeudi à la rédaction d’Info241, à l’occasion de l’anniversaire des élections présidentielles au Gabon, le président de la délégation du Parlement Européen (PE) au sein de la Mission d’Observation électorale, Jo Leinen (S&D, DE) a déclaré ce qui suit : « un an après : le Gabon mérite une transition démocratique ».

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Selon le communiqué de presse du Parlement européen consulté par Info241, le député européen, président de la délégation du Parlement Européen (PE) au sein de la Mission d’Observation électorale, Jo Leinen (S&D, DE) a affirmé : « Il y a un an, l’attaque du quartier général de Jean Ping à Libreville par les autorités gabonaises s’est soldée par des dizaines de blessés, de morts et de disparus. Outre l’hommage aux victimes de la répression sanglante, cette triste date anniversaire marque l’occasion de souligner que la transition démocratique du pouvoir au Gabon n’a toujours pas eu lieu ».

« L’enquête indépendante actuellement menée par la Cour pénale internationale est un pas en avant mais doit être accompagnée par des prises de position et des actions plus fermes de la part de l’Union européenne et de ses États membres. J’appelle Madame Mogherini et les États membres, en particulier la France, à prendre des mesures spécifiques. Il faut envisager des sanctions à l’encontre des responsables de la crise au Gabon », a souligné Jo Leinen.

La proposition officielle du Groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen (S&D) consultée sur place par Info241 au siège du Parlement européen de Bruxelles, suite à la crise post-électorale du Gabon avait « considéré que les résultats officiels de l’élection présidentielle manquent de transparence et sont extrêmement douteux, ce qui a eu pour effet de mettre en cause la légitimité du président Ali Bongo Bongo  ».

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Soulignons que le processus électoral de la présidentielle du 27 août 2016 est entaché « d’irrégularités et d’anomalies évidentes » et des violations flagrantes des droits de l’homme selon le rapport de Mission d’observation de l’Union européenne. La crédibilité de l’élection Ali Bongo Ondimba est toujours décriée par Jean Ping et la coalition pour la Nouvelle République (opposition) qui revendiquent toujours sa victoire. D’où cette session parlementaire avait mis ce dossier en urgence suite à la déclaration de la vice-présidente de la Commission / haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini conformément à l’article 123, paragraphe 2, du règlement sur la crise de l’état de droit en République démocratique du Congo et au Gabon avec cette référence : (2017/2510(RSP).

Les députés européens du Groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen (S&D) : Elena Valenciano, Jo Leinen, Norbert Neuser et Cécile Kashetu Kyenge sont très engagés au respect des aspirations démocratiques du peuple gabonais. Ils ont appelé durant la crise à des sanctions ciblées contre les auteurs des crimes contre les droits de l’homme perpétués au soir du 31 août lors de la contestation populaire, réprimée par l’armée gabonaise. Plusieurs analystes s’interrogent sur la suite donnée par l’union européenne eu égard l’échec du dialogue politique d’Ali Bongo. L’accord contraignant de Cotonou va-t-il s’appliquer ?


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