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Impayés

Un an après avoir mis sur écoute ses opposants, Ali Bongo refuse de payer la note !


International
  • Un an après avoir mis sur écoute ses opposants, Ali Bongo refuse de payer la note ! © 2017 D.R./Info241
Publié le 16 juin 2017 à 14h28min

La liste des impayés de l’Etat gabonais n’en finit désormais plus. Cette fois, le Gabon pourrait bien être assigné en justice après avoir commandé et reçu un important dispositif d’écoute téléphonique toujours impayé à ce jour. La note des équipes d’Ali Bongo pour écouter son opposition s’élève à 1,5 million d’euros soit 986 millions de nos francs que l’Etat gabonais a oublié de payer à Atos, l’une des plus grandes entreprises de services du numérique au niveau mondial !

Ali Bongo est dans de sales draps judiciaires et le Gabon avec lui ! C’est la très informée Lettre du continent qui le revèle dans sa livraison de ce vendredi. Le Gabon et l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) aurait commandé et reçu d’Atos, une entreprise française spécialisée dans la sécurité numérique, des équipements d’écoute, de brouillage et d’interception téléphonique permettant aux autorités d’épier leurs opposants ainsi qu’une grande partie de la population gabonaise.

Cette opération sensible confiée au demi-frère d’Ali Bongo qui dirige l’ANINF, s’est conclue quelques mois seulement avant la présidentielle controversée d’août dernier. Seulement douze mois après, le Gabon n’a toujours pas réglée la note de cette société. Celle-ci a donc décidé d’ester en justice contre l’Etat Gabonais, désormais coutumier d’impayés à grande échelle aux opérateurs économiques.

On se souvient que cet impressionnant dispositif d’écoute téléphonique mis sur le compte du contribuable gabonais, avait permis au régime d’épier les moindres conversations téléphoniques des observateurs de l’Union européenne avant et durant leur séjour au Gabon. Appliqué aux opposants, l’administration d’Ali Bongo avait fait fuité dans la presse, une prétendue conversation là aussi téléphonique, entre Jean Ping et un conseiller du président Ivoirien Alasanne Ouatarra. Un dispositif qui a fait la joie du régime mais que celui-ci refuse d’honorer la créance.

Toujours selon la Lettre du continent , plusieurs tentatives de conciliations et de négociations amiables entre le pouvoir gabonais et la société française auraient échouées, d’où le recours aux tribunaux parisiens pour tenter de recouvrer cette créance de près d’un milliard. L’entreprise plaignante aurait ainsi déjà confiée l’affaire sensible à un célèbre cabinet d’avocats parisiens qui se charge déjà d’assigner en justice l’Etat gabonais.

Un nouveau coup dur pour Ali Bongo et son régime qui doivent faire face la semaine prochaine à une mission préliminaire de la CPI et à une opposition farouche qui conteste sa gestion « cavalière » de la chose publique et sa réélection toujours controversée à la tête du pays pétrolier, dirigé par sa famille depuis 50 ans sans la moindre alternance au sommet de l’Etat.


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